Covid-19: Paris en sursis jusqu’à lundi – Le Figaro

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Une semaine après un tour de vis qui a encore du mal à passer, notamment à Marseille, l’exécutif a décidé de se donner le temps d’évaluer l’efficacité des restrictions déjà imposées avant d’aller plus loin. Lors de son point presse hebdomadaire organisé jeudi soir à l’hôpital Bichat à Paris, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a donc laissé un sursis aux grandes métropoles où la circulation du virus inquiète particulièrement les autorités sanitaires.

Mais pour Paris, ce sursis pourrait être de courte durée, car la capitale coche déjà toutes les cases pour basculer en «zone d’alerte maximale», à l’instar de Marseille et la Guadeloupe. Les seuils des trois indicateurs clés y sont en effet franchis: le taux d’incidence atteint 263 cas pour 100.000 habitants sur sept jours, et celui pour les 60-69 ans s’élève à 133 cas, selon un bilan transmis jeudi par l’ARS Île-de-France. En outre, 34 % des 1200 lits disponibles en réanimation sont occupés dans la région. «Ce franchissement des seuils, nous ne l’observons que depuis quelques heures, a expliqué le ministre. Nous avons besoin de le confirmer dans les prochains jours, mais si cela devait se confirmer, nous n’aurions d’autre choix que de placer Paris et la petite couronne en zone d’alerte maximale.»

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Donc, si la dynamique ne s’est pas infléchie dimanche, le basculement pourrait avoir lieu dès lundi. Il faudra alors restreindre «de manière drastique» les interactions sociales, a averti Olivier Véran: «Plus de fêtes de famille. Plus de soirées. Fermeture totale des bars.» Il s’est toutefois montré moins catégorique sur les restaurants qui pourraient, après concertation avec les représentants du secteur, rester ouverts «avec des règles sanitaires renforcées» . Ces mesures pourraient s’appliquer à tous les territoires en «zone d’alerte maximale», y compris Marseille, a-t-il précisé, assurant qu’il n’y aurait pas «de traitement différencié» entre la capitale et la Cité phocéenne.

La situation pourrait aussi se compliquer pour cinq métropoles placées en «zone d’alerte renforcée» depuis le 23 septembre. À Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse et Saint-Étienne, la situation se dégrade, a mis en garde le ministre: «Nous pourrions être conduits la semaine prochaine à placer ces territoires en zone d’alerte maximale.» Avec toutes les restrictions que cela implique. Dans le classement des territoires, il n’y a plus que 29 départements en«zone verte», et trois nouveaux passent en «zone d’alerte»: l’Yonne, la Corrèze et les Hautes-Alpes.

«Vos efforts vont payer»

Le ministre de la Santé a en tout cas appelé à ne pas «se décourager» : «Vos efforts (…) vont payer.» D’ailleurs, a-t-il ajouté, «je peux vous annoncer qu’on commence à constater un frémissement (…). Certes timide, mais ça compte. Je pense notamment à Bordeaux, à Nice ou même à Marseille.» Des villes où le taux d’incidence baisse depuis quelques jours.

Au niveau national, les indicateurs restent inquiétants, avec un taux de positivité des tests à 7,6 %, contre 4 % début septembre. Plus de 1200 patients Covid sont actuellement en réanimation, selon Santé publique France. C’est certes bien moins qu’au pic de l’épidémie en avril, où l’on en recensait 7000, mais deux fois plus que début septembre.

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