Covid-19 : Marseille se révolte contre « l’affront » des nouvelles restrictions liées à l’épidémie – Le Monde

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Manifestation de propriétaires de bars et restaurants à Marseille, le 25 septembre.

Masques sous le nez pour mieux respirer, les techniciens s’affairent dans la salle des mariages de la mairie de Marseille. Dans quelques minutes, ce jeudi 24 septembre, Benoît Payan va s’adresser à la presse pour exprimer la colère de sa municipalité. Le premier adjoint PS remplace toujours la maire EELV Michèle Rubirola, en convalescence à son domicile après une intervention chirurgicale. Et il monte au créneau pour dire qu’il n’accepte pas « une décision qui vient de Paris comme une pierre tombe d’un pont », « un affront » fait à la deuxième ville de France.

Mercredi, à la surprise générale, le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé de nouvelles mesures sanitaires visant à combattre l’épidémie de Covid-19. Marseille, comme la Guadeloupe, est désormais classée en « zone d’alerte maximale » en raison de son taux d’incidence – 281 cas pour 100 000 personnes au 20 septembre selon l’agence régionale de santé, une semaine après avoir culminé à 321 – et du nombre de tests positifs que l’on y décèle chaque jour (près de 800), et de la circulation du virus chez les plus de 60 ans.

Dès samedi, bars et restaurants devront fermer. De même que tous les lieux accueillant du public et ne respectant pas un protocole sanitaire strict. La ville voisine d’Aix-en-Provence et les 90 autres communes de la métropole sont également concernées. Prévues dimanche, les élections sénatoriales, elles, pourront se tenir dans les immenses hangars du parc Chanot, la préfecture promettant des « conditions sanitaires adaptées ».

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Baisse de la présence du virus dans les eaux usées

Le coup est rude pour les établissements de restauration qui, après un été actif, pensaient avoir définitivement évité un nouveau couvre-feu. Fin août, la mobilisation des élus marseillais les avait sauvés d’une fermeture obligatoire à 23 h 30. « Aucune étude scientifique ne prouve que le virus est plus virulent après cet horaire », pointait alors Michèle Rubirola, qui, avec la présidente (LR) de la métropole Aix-Marseille-Provence, Martine Vassal, et le président (LR) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), Renaud Muselier, avait obtenu le report à 0 h 30.

Cette fois, Benoît Payan demande au gouvernement « un gel de sa décision pendant dix jours ». « Si, à la fin de la semaine prochaine, les chiffres repartent à la hausse, nous serons prêts à des mesures fortes », promet-il. A l’appui de sa requête, le premier adjoint décline les moyens mis en œuvre par sa collectivité : 500 000 masques distribués gratuitement depuis le début de l’été, un nouveau stock de 2 millions d’unités acheté en août, des dizaines de tests surfaciques réalisés par le bataillon des marins-pompiers, des tests PCR itinérants proposés quotidiennement aux Marseillais… « Nous sommes la ville qui a fait le plus en France contre le Covid », martèle l’élu socialiste.

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