Covid-19 : les résultats des essais cliniques du vaccin Pfizer-BioNTech validés par une revue scientifique – Le Monde

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Le Royaume-Uni est le premier pays à avoir donné son feu vert au vaccin Pfizer-BioNTech, et le premier à lancer une campagne vaccinale.

Les résultats complets des essais cliniques du vaccin contre le Covid-19 développé par l’alliance américano-allemande Pfizer-BioNTech ont été publiés, jeudi 10 décembre, dans le New England Journal of Medicine, la revue médicale la plus cotée aux Etats-Unis.

La revue scientifique évoque dans un éditorial un « triomphe », alors qu’un comité d’experts convoqués par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) a commencé jeudi à examiner en public les données du vaccin, dans le but de recommander ou non son autorisation de mise sur le marché.

Les fabricants avaient publié eux-mêmes des résultats par communiqués de presse le 18 novembre, et mardi la FDA avait rendu public sa propre synthèse détaillée des résultats sur l’efficacité et la sécurité du vaccin. La publication de jeudi confirme la très forte efficacité : les gens vaccinés avaient 95 % de risque en moins de contracter le Covid-19, la maladie causée par le SARS-CoV-2 ; et l’efficacité était similaire quels que soient l’âge, le sexe, l’origine ethnique, le poids ou la présence de pathologies.

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L’étude confirme également l’innocuité du vaccin. Les effets indésirables – tels que douleurs autour du point d’injection dans le bras, fatigue et maux de tête – sont fréquents, mais aucun problème grave de sécurité n’a été relevé dans l’essai clinique, qui a à ce jour recruté 44 000 personnes, dont la moitié a reçu le vaccin et l’autre moitié un placebo.

Le vaccin déconseillé au Royaume-Uni en cas d’importantes allergies

Reste que les autorités sanitaires britanniques ont tout de même choisi de déconseiller, mercredi, l’administration du vaccin de Pfizer et BioNTech aux personnes ayant eu dans le passé d’« importantes réactions allergiques ».

Premier pays à autoriser ce vaccin, le Royaume-Uni a commencé mardi une campagne massive de vaccination, dirigée pour l’instant vers les soignants et les personnes âgées. Or deux personnes sujettes aux allergies, au point de garder toujours de l’adrénaline sur elles, ont mal réagi aux premières injections. « Deux personnes ayant connu des réactions allergiques importantes ont mal réagi », a révélé Stephen Powis, directeur médical du service national de santé pour l’Angleterre, avant de conclure qu’elles « se remettent bien ».

Par conséquent, l’agence britannique du médicament, la MHRA, a émis une recommandation afin de ne pas vacciner les personnes « ayant un historique de réaction allergique importante à des vaccins, des médicaments ou de la nourriture (comme des réactions anaphylactiques ou ceux à qui il a été conseillé de porter un injecteur d’adrénaline) ».

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Prudence aux Etats-Unis

Quelque 800 000 doses de ce vaccin, sur les 40 millions commandées par le gouvernement, seront administrées dans un premier temps au Royaume-Uni. Malgré la célérité à le mettre sur le marché, « nous n’avons pas rogné » sur la sûreté, avait assuré mardi le patron de Pfizer, Albert Bourla, au cours d’une table ronde virtuelle à Genève.

Mercredi, un haut responsable américain a annoncé qu’en cas d’autorisation du vaccin aux Etats-Unis dans les prochains jours, la même recommandation serait sans doute formulée. « Comme au Royaume-Uni, il est probable que le vaccin [sera déconseillé] aux sujets qui ont des réactions sévères connues, jusqu’à ce qu’on comprenne exactement ce qu’il s’est passé », a déclaré Moncef Slaoui, nommé par Donald Trump pour coordonner le développement d’un vaccin contre le Covid-19.

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Le Monde avec AFP

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