Covid-19 : les armées vont ouvrir sept centres de vaccination permanents – Le Figaro

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Des centres militaires de vaccination pourront aussi être ouverts en région.

Les armées vont contribuer elles aussi à la campagne de vaccination. Le ministère a annoncé samedi soir que sept hôpitaux d’instruction des armées (HIA), sur les huit de métropole, allaient accueillir, à partir de mardi, des centres de vaccination permanents : à Saint-Mandé (Bégin) et Clamart (Percy) en région parisienne, à Marseille, Toulon, Metz, Bordeaux et Brest. Seul l’HIA de Lyon n’a pas été inclus dans le dispositif. « Ces sept hôpitaux militaires devraient à terme être en mesure d’administrer jusqu’à 50 000 doses par semaine », a promis le ministère. Lors de précédents week-ends de vaccination, quelque 10.000 civils ont déjà été vaccinés au sein d’HIA.

Alors que les armées européennes sont fortement mobilisées face au Covid-19, les militaires français vont accentuer leurs efforts. « La ministre des Armées a également demandé aux armées de se tenir prêtes à déployer des centres militaires de vaccination en région, en fonction des besoins exprimés par le Ministère de la Santé et des Solidarités », a ajouté l’état-major samedi soir dans un communiqué. « La localisation de ces centres sera définie en concertation avec les préfets et les Autorités régionales de Santé dans les zones où cette capacité sera la plus utile. Ces centres seront gérés et organisés par le ministère des Armées », a-t-on précisé. Il y a deux semaines encore, on assurait, au ministère, « ne pas avoir cette piste dans le radar ».

La ministre des Armées a également demandé aux armées de se tenir prêtes à déployer des centres militaires de vaccination en région, en fonction des besoins exprimés par le Ministère de la Santé et des Solidarités

L’état-major

Les HIA vont aussi augmenter leurs capacités en réanimation. Depuis le début de la crise sanitaire, les hôpitaux militaires n’ont pas cessé d’accueillir des patients civils du covid : 1433 depuis le début de la pandémie il y a un an. Les HIA « disposent actuellement de 90 lits de réanimation. Moyennant de nouvelles déprogrammations, nous pourrons intensifier notre contribution et augmenter nos capacités de réanimation de 10% », a déclaré jeudi dernier le porte-parole Herbé Grandjean. L’hôpital de campagne déployé à Mayotte, qui avait permis d’augmenter les capacités sur l’île d’une dizaine de lits, va par ailleurs être fermé. La situation sanitaire dans l’archipel s’est améliorée. L’ « Elément militaire de réanimation » pourra s’il le faut être déployé ailleurs.

Plus de 14.000 militaires déjà vaccinés

Depuis un an, les armées ont semblé faire peu dans la pandémie. Mais pour le Service de santé des armées, qui doit assurer comme première mission le soutien médical aux forces, cette montée en puissance pèse lourd et menace constamment ses capacités opérationnelles. Au sein de l’état-major, on rappelle aussi que le SSA ne représente que 1% de l’offre de soin nationale et qu’il n’est pas en mesure de palier les besoins de la crise.

« Le Service de santé des Armées continuera à assurer parallèlement l’ensemble de ses missions, qui comprend notamment la vaccination des personnels civils et militaires du ministère des Armées, ainsi que des militaires du ministère de l’intérieur comme les sapeurs-pompiers de Paris, les gendarmes ou la sécurité civile », a ajouté samedi le ministère. « Ces vaccinations se déroulent selon l’ordre défini par la stratégie gouvernementale », a-t-on ajouté. Dans les unités, les militaires susceptibles d’être déployés en opération ont déjà reçu les consignes pour se tenir prêt. Quelque 14176 militaires ont déjà été vaccinés, notamment les marins du porte-avions Charles de Gaulle et du groupe aéronaval qui l’accompagne. L’état-major espère pouvoir vacciner les militaires en opération extérieure.

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