Covid-19 : le variant Delta gagne du terrain en Europe, où en est-on en France ? – Sud Ouest

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Par Alexandra Tauziac – a.tauziac@sudouest.fr

Alors que certains pays lèvent leurs restrictions, le variant Delta se répand en Europe. La France, comme d’autres pays, est sur ses gardes pour éviter une flambée épidémique comme celles qui touchent la Russie et le Royaume-Uni

Pour l’instant, la France résiste au variant Delta, encore minoritaire, et poursuit sa levée des restrictions. Mais face à l’augmentation du nombre de cas liés à ce variant, plus agressif et plus contagieux, les autorités sanitaires sont sur leurs gardes. D’autant qu’il circule de plus en plus en Europe.

Propagation fulgurante en Europe

La Grande-Bretagne est confrontée ces dernières semaines à une hausse des cas de Covid en raison de ce variant identifié en Inde, et devenu majoritaire Outre-Manche. Et malgré une large couverture vaccinale, le gouvernement de Boris Johnson a dû reporter au 19 juillet la levée des dernières restrictions.

Au Portugal, pays d’Europe où l’épidémie progresse avec le plus de virulence, devant le Royaume-Uni, le variant Delta est déjà devenu prédominant à Lisbonne et sa grande banlieue, représentant plus de 60 % des nouveaux cas détectés.

En Russie, Moscou et Saint-Pétersbourg sont particulièrement touchées, avec environ 90 % des nouveaux cas dus au variant Delta, qui entraîne des records de contamination, tandis que la vaccination patine.

En Italie, en Belgique et en Allemagne aussi le variant indien gagne du terrain, même si la tendance est au recul de l’épidémie. « La question n’est pas de savoir si Delta deviendra majoritaire, mais de savoir quand », a notamment déclaré l’infectiologue allemand Lothar Wieler.

En France à l’automne ?

En France, les indicateurs sont au vert et le variant Delta ne représente pour l’instant que 2 % à 4 % des tests positifs, selon le ministre de la Santé Olivier Véran. Mais les autorités sanitaires prennent son émergence très au sérieux « compte tenu de sa transmissibilité accrue par rapport » au variant Alpha (britannique, majoritaire en France), « d’une possible augmentation de la sévérité de l’infection et de données préliminaires en faveur d’une efficacité vaccinale légèrement diminuée, surtout lors d’un schéma vaccinal incomplet. »

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« Ce qu’il s’est passé avec le variant Alpha en Grande-Bretagne est ensuite arrivé en France », rappelle dans » Le Parisien » Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie à l’université Versailles. Les spécialistes craignent donc une reprise de l’épidémie à l’automne.

L’enjeu de la vaccination

Mais cette possible quatrième vague, si elle a lieu, ne devrait pas ressembler à celle qui a submergé le pays à l’automne dernier. Notamment grâce à la vaccination.

Selon l’étude britannique ZOE Covid, 77 % des personnes infectées en Grande-Bretagne n’étaient pas vaccinées. Les autres n’avaient reçu, majoritairement, qu’une seule dose de vaccin, essentiellement l’AstraZeneca. Or l’étude de Public Health England (PHE) montre une protection de 96 % contre les hospitalisations pour le vaccin Pfizer/BioNTech et de 92 % pour AstraZeneca. À condition d’administrer deux doses.

Et justement, pour accélérer les deuxièmes injections, le ministère de la Santé a annoncé récemment que le délai entre deux doses de vaccin Pfizer et Moderna, majoritaires en France, pouvait être réduit à 21 jours, au lieu de 35 à 49 jours. L’objectif est d’avoir administré une dose au trois-quarts des adultes d’ici fin août et deux doses aux deux tiers.

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