Covid-19 : le plan blanc activé dans tous les établissements de santé de Nouvelle-Aquitaine – France Bleu

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L’Agence régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine déclenche, ce mardi 10 août, le plan blanc dans tous les établissements de santé de la région. Cette nouvelle étape, pour lutter contre la forte circulation du Covid-19, permet de débloquer des moyens supplémentaires, notamment des lits en réanimation ; de déprogrammer des opérations non-urgentes, ou encore de rappeler du personnel. Sur l’ensemble de la région, le taux d’incidence est de 198,9 pour 100 000 habitants, bien au-dessus du seuil d’alerte de 50 pour 100 000.

L’ARS rappelle que les départements les plus impactés par la circulation du coronavirus sont “ceux du littoral”. Les taux d’incidence sont de 284,8 en Gironde, 280,8 dans les Pyrénées-Atlantiques, 220,4 dans les Landes, ou encore 213,9 en Charente-Maritime. La mise en place du plan blanc dans l’ensemble de la région est une mesure préventive, précise-t-elle, ajoutant que l’impact de ces taux se fait sentir “2 à 3 semaines après sur les hospitalisations” et que “leur augmentation devrait encore se poursuivre”

Ce lundi 9 août, 595 patients étaient hospitalisés pour Covid-19 en Nouvelle-Aquitaine, dont 122 en services de soins critiques. 

Comment fonctionne le plan blanc ? 

Le plan blanc était déjà activé à Bayonne, au Centre Hospitalier de la Côte Basque, depuis le 30 juillet dernier. Le taux d’incidence est particulièrement haut sur la côte basque et se conjugue à une fréquentation touristique élevée. Le plan blanc, au niveau 2, est désormais actif sur l’ensemble de la région. 

Ce niveau d’alerte permet aux établissements de santé, publics ou privés, “d’organiser les déprogrammations nécessaires pour déployer des capacités supplémentaires de prise en charge des patients” ; de “mobiliser des ressources humaines supplémentaires” ou encore de “renforcer en personnel les établissements les plus impactés grâce à une solidarité inter-établissement et interdépartementale”. 

L’Agence régionale de santé rappelle que “les déprogrammations font l’objet d’une décision collégiale de la communauté médicale et d’une réévaluation régulière du patient”. Elle rappelle également que “la meilleure arme pour nous protéger (…) reste la vaccination” et qu’il est “également indispensable de respecter les gestes barrières”. 

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