Covid-19 : l’abattoir breton Cooperl propose une prime de 200 euros à ses salariés vaccinés – Le Monde

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Une récompense financière convaincra-t-elle les Français hésitants ou récalcitrants de se faire vacciner contre le Covid-19 ? Expérimentée depuis plusieurs mois aux Etats-Unis, cette pratique fait son apparition en France. Face à la quatrième vague de la pandémie, l’abattoir Cooperl, leader français de la filière porcine, a décidé fin juillet de verser une prime de 200 euros à ses salariés et intérimaires volontaires, faisant état d’une vaccination complète.

« Il s’agit d’accompagner le dispositif national d’incitation à la vaccination et de protéger les salariés », indique le groupe, qui compte quelque 7 400 salariés, dont 4 700 en Bretagne. La coopérative fait ainsi figure de pionnière, alors que les conditions de travail dans les grands abattoirs ont été jugées favorables à la transmission du Covid-19. Plusieurs clusters y ont été détectés depuis le début de la pandémie, notamment en France et en Allemagne.

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De l’autre côté de l’Atlantique, plusieurs grands groupes ont déjà mis en place des politiques incitatives, avec des montants de prime très variables selon les secteurs d’activité. Le géant américain de la gestion d’actifs Vanguard, rival du leader mondial BlackRock, vient en effet de proposer une récompense de 1 000 dollars. Les quelque 16 500 employés américains qui y sont éligibles devront présenter une preuve de vaccination avant le 1er octobre.

« Meilleur moyen de stopper la propagation du virus »

« Vanguard reconnaît que les vaccins sont le meilleur moyen de stopper la propagation de ce virus et encourage vivement les membres de son personnel à se faire vacciner », a justifié Charles Kurtz, porte-parole de Vanguard. Le groupe financier entend ainsi récompenser les employés qui ont pris le temps de « se protéger eux-mêmes, les uns les autres et nos communautés en se faisant vacciner ».

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Le patron de l’entreprise agroalimentaire californienne Bolthouse Farms a quant à lui donné au printemps une prime de 500 dollars à ses employés vaccinés, en organisant également des réunions d’information avec des infirmières pour les employés inquiets à propos du vaccin.

D’autres firmes américaines offrent des montants plus modestes. En janvier, le groupe de livraison de produits alimentaires à domicile Instacart a proposé de verser 25 dollars au demi-million de livreurs indépendants qui travaillent pour lui, s’ils prenaient le temps de se faire vacciner. La chaîne américaine de grande distribution à bas prix Dollar General a payé l’équivalent de quatre heures de salaire supplémentaires à ses employés vaccinés.

Les salariés de son concurrent Kroger ont eux reçu 100 dollars s’ils présentaient une preuve de vaccination. « Pour beaucoup, se faire vacciner peut nécessiter un arrêt de travail, un déplacement ou une garde d’enfants, a indiqué le président de l’enseigne. En proposant un soutien financier, on rend la décision de se faire vacciner moins pesante. »

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