Covid-19 : la rentrée scolaire repoussée au 13 septembre dans les Antilles françaises et dans une partie de la Guyane – Le Monde

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Alors que les premiers signes d’une stabilisation de la situation sanitaire se dessinent en métropole, celle des Antilles françaises inquiète toujours. Face à des taux d’incidence record, le gouvernement a annoncé, mercredi 25 août, le report de la rentrée scolaire au 13 septembre en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Martin et Saint-Barthélemy ainsi que « dans les zones rouges de Guyane ».

En conséquence, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a ajouté, lors d’une conférence de presse à l’issue du conseil des ministres, que l’état d’urgence sanitaire serait prolongé « jusqu’au 15 novembre aux Antilles, en Guyane et en Polynésie française », avec un projet de loi présenté « la semaine prochaine ».

  • Une situation « dramatique » en outre-mer

Le porte-parole du gouvernement a attribué « la situation dramatique dans plusieurs territoires ultramarins, dans les Antilles et en Polynésie française » notamment à « la sous-vaccination [qui] fait des ravages » dans ces territoires. Si le taux d’incidence commence à « refluer légèrement » grâce « au confinement », la situation « reste néanmoins très grave », a-t-il poursuivi, notamment en Polynésie où « le taux d’incidence est colossal », s’élevant à 2 800 pour 100 000 habitants. Dans ce territoire ultramarin, où la rentrée scolaire avait eu lieu il y a deux semaines, l’ensemble des établissements scolaires ont de nouveau été fermés lundi. « Nous sommes également très vigilants quant à la situation en Guyane, où le taux d’incidence qui dépasse 400 a augmenté de 40 % en une semaine », a-t-il ajouté.

Gabriel Attal a, par ailleurs, insisté sur « la solidarité nationale » mise en place ces dernières semaines, avec l’envoi de « centaines de soignants en renfort sur place pour organiser des évacuations et garantir l’approvisionnement en oxygène ».

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  • Une troisième dose de vaccin sera nécessaire « pour une grande partie » des vaccinés, juge le président du conseil scientifique

Le bout du tunnel de l’épidémie de Covid-19, ce sera « courant 2022 », à condition que suffisamment de pays mettent en œuvre une politique de vaccination rigoureuse, mais aussi grâce aux médicaments qui devraient arriver en fin d’année, a estimé mercredi le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. En attendant, le professeur d’immunologie, interrogé sur France 2, a recommandé la prudence avec les retours de vacances, ainsi que la rentrée scolaire, et jugé très opportun d’administrer « une troisième dose [à] une grande partie de la population vaccinée ».

La troisième dose « va d’abord concerner les plus âgés », en raison de la baisse avec l’âge de la réponse immunitaire aux vaccins, a expliqué M. Delfraissy, soulignant qu’il s’agira d’un « rappel pour restimuler » la production d’anticorps. Certaines études montrent qu’avec le temps le vaccin « protège [encore] bien contre les formes sévères et graves mais moins bien contre l’infection », a-t-il rappelé.

Mardi, la Haute Autorité de santé a recommandé l’administration d’une dose de rappel à partir de 65 ans, « ainsi que pour toutes les personnes présentant des comorbidités augmentant le risque de formes graves et de décès ».

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Le Monde avec AFP

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