Covid-19 : face à un virus qui continue de « circuler activement », Jean Castex choisit de « graduer la riposte » – Le Monde

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Le premier ministre Jean Castex durant la conférence de presse du 14 janvier à Paris.

Amateur de rugby, Jean Castex répète souvent la nécessité de maîtriser un virus adepte du « cadrage débordement ». C’est justement pour ne pas se laisser déborder par une épidémie toujours menaçante que le premier ministre a annoncé un nouveau tour de vis, jeudi 14 janvier, sans aller jusqu’à instaurer un nouveau confinement. Soucieux de « maîtriser l’évolution » du Covid-19, le locataire de Matignon a fait savoir qu’un couvre-feu à 18 heures sera mis en place à partir de samedi « pour au moins quinze jours » sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Les commerces, notamment, devront fermer à partir de cet horaire. Et comme les Français en ont désormais l’habitude, des dérogations seront prévues pour revenir du travail ou aller chercher les enfants. « Mais il ne sera pas possible de sortir pour des motifs personnels », a prévenu M. Castex. Une mesure, destinée à limiter les interactions sociales, dont « l’efficacité sanitaire » a pu être mesurée dans les vingt-cinq départements où elle était déjà en vigueur, a-t-il assuré, lors d’une conférence de presse.

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Le chef du gouvernement a présenté cette nouvelle restriction comme un moyen de « graduer la riposte » face à une situation « maîtrisée » mais « fragile ». Si les fêtes de fin d’année n’ont pas entraîné le pic redouté, le virus continue pourtant de « circuler activement » sur tout le territoire, a mis en garde M. Castex, en soulignant qu’aucun département n’avait un taux d’incidence inférieur à 50 pour 100 000 habitants. La France reste sur « un plateau élevé, avec une moyenne hebdomadaire qui fluctue autour de 16 000 contaminations par jour », a-t-il noté. Des chiffres nettement inférieurs à la flambée enregistrée par certains de nos voisins européens, comme l’Angleterre et l’Allemagne. Mais qui restent loin de l’objectif de 5 000 cas par jour, fixé par M. Macron, fin novembre.

Le variant anglais, principale source d’inquiétude

« Pas alarmiste mais vigilant », le premier ministre a souligné la nécessité de se « préparer » à une éventuelle nouvelle vague épidémique, en raison de « l’émergence de nouvelles souches plus contagieuses du virus ». Principale inquiétude, la circulation du variant anglais, « plus contagieux de 30 % à 70 % », qui représente désormais entre 1 % et 1,5 % des tests positifs, a souligné le ministre de la santé, Olivier Véran. Le variant sud-africain, dont quelques cas ont été identifiés en France, donne également des sueurs froides aux autorités.

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