Covid-19 : Emmanuel Macron pourrait s’exprimer mercredi, un confinement de trois semaines envisagé – Sud Ouest

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D’hypothétique à presque certaine, la nécessité d’un 3e confinement (ou 2e reconfinement) pour faire face à l’épidémie de Covid-19 a fini de prendre corps pour devenir une évidence. Ce dimanche, dans un long article, le JDD annonce qu’il serait décidé mercredi, date du prochain conseil de défense. Emmanuel Macron devrait ensuite s’exprimer le soir à la télévision . 

Selon des “sources haut placées” du journal, “la décision est sur le point d’être prise”. Le confinement serait effectif dès la fin de la semaine et, selon un “ministre important” cité par le JDD, serait mis en place “au moins pour trois semaines”. 

“Tous les scenarii sont sur la table”

Interrogé sur la possibilité d’un nouveau confinement, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a assuré : “Il n’y a pas de décision prise, et les prochains jours seront décisifs”, mais “par principe, tous les scenarii sont sur la table”. “Dans la semaine nous pourrons nous faire une opinion sur cette question du couvre-feu à 18 heures (instauré nationalement le 16 janvier, ndlr), et son impact suffisant ou non sur la circulation du virus”, a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : “Depuis le début de cette crise le président a toujours été, comme le Premier ministre, au rendez-vous quand il fallait prendre des mesures difficiles, et qu’il fallait les expliquer aux Français”. “Il y a un rendez-vous cette semaine – vous savez qu’on se réunit autour du président et du Premier ministre toutes les semaines dans un conseil de défense, c’est le mercredi – et il y a un point qui est fait chaque semaine à ce moment-là”, a rappelé Gabriel Attal.

Les écoles resteront-elles ouvertes ?

Selon le JDD, à la limitation des sorties et déplacements s’ajouterait la fermeture “partielle” des commerces non essentiels. Les entreprises seraient de nouveau invitées à favoriser le télétravail, sans que ce dernier ne soit rendu obligatoire.

Mais afin d’amener la population à accepter ces mesures, les écoles ne devraient pas fermer, “autant pour ne pas creuser les inégalités sociales que pour ne pas empêcher les parents de travailler”, a indiqué à l’hebdomadaire dominical un conseiller informé des discussions en cours. Il n’empêche que la mesure semble chaque fois plus difficile à faire passer, alors que #JeNeMeReconfineraiPas est l’un des hashtags les plus utilisés sur Twitter ce dimanche.

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Quid des vacances ? 

Le confinement débuterait donc un peu avant les vacances scolaires de février (6 février au 8 mars) à propos desquelles le secrétaire d’État en charge du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne recommandait cette semaine au Figaro “la plus grande prudence”, saluant “les grandes fédérations professionnelles […] qui ont pris des engagements de flexibilité ou de remboursement si jamais la situation sanitaire devait conduire à des annulations”.

Pourquoi une telle urgence ?

Face au développement de la pandémie, toute l’Europe reconfine : Irlande, Pologne, Portugal, Belgique, Pays-Bas, Autriche, Grèce, Slovaquie, Hongrie, Lituanie… Même l’Allemagne, pourtant relativement épargnée, est frappée de plein fouet par cette 3e vague. Une situation renforcée par l’apparition des nouveaux variants, plus contagieux, dont la version anglaise met depuis deux mois le système hospitalier britannique à genoux

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En France, même si  la campagne de vaccination avance et que le ministre de la Santé a annoncé ce dimanche que les effets du couvre-feu seraient évalués cette semaine (lire plus bas), la mesure semble inéluctable, de l’aveu même d‘Olivier Véran les jours précédents.

Toute la semaine dernière, les médecins épidémiologistes ont prévenu que la propagation du variant britannique annonçait un tsunami de cas en France. Avec une explosion des patients devant être pris en charge. Or le système de santé, mis à très rude épreuve et qui n’a jamais cessé d’être sollicité, ne peut encaisser plus. En cas de confinement trop tardif, selon certains spécialistes, celui-ci devra durer deux mois pour que la pression sur l’hôpital retombe.  

Verdict la semaine prochaine sur les effets du couvre-feu en France, selon Olivier Véran

 “J’attends d’abord d’être fixé sur les effets du couvre-feu. On le sera la semaine prochaine”, a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran au Parisien ce dimanche. “Si ça ne baisse pas, si les variants commencent à se diffuser partout, alors on prendra des mesures supplémentaires, évidemment”. “Et cela s’appelle le confinement”, ajoute-t-il.

“Si on voit que le virus se remet à progresser fortement, on ferme. On le fera si on n’a pas le choix”, poursuit Olivier Véran. “Celui qu’on a instauré en octobre a été efficace. Mais je peux vous dire qu’il n’y a pas de plan caché, ni de scénario préécrit”.

Evoquant la question du désarroi des étudiants, le ministre a annoncé travailler à la mise en place d’un dispositif de “premiers secours en santé mentale”. “Huit facultés le proposent aujourd’hui, je veux le généraliser, y compris dans le monde de l’entreprise”, a-t-il précisé.

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