Covid-19: d’après Véran, “Delta sature les réanimations, Omicron les hospitalisations conventionnelles” – BFMTV

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Le ministre de la Santé a prévenu que le mois de janvier “sera difficile à l’hôpital”, compte tenu de la conjugaison des variants Delta et Omicron, ainsi que des “autres pathologies”.

Ce sont “deux menaces qui se conjuguent”. Invité de France Inter ce lundi matin, le ministre de la Santé Olivier Véran est revenu sur la situation sanitaire et le mois de janvier, qui s’annonce “difficile à l’hôpital”, conséquence de la progression concomitante des variants Delta et Omicron.

Si pour le moment “très peu” de patients sont en réanimation à cause d’Omicron, “le risque encouru avec (ce variant) est un risque de saturation de nos hôpitaux, des lits d’hospitalisation conventionnels”, a-t-il mis en garde.

“Omicron est moins dangereux” et “provoque moins de détresse respiratoire aiguë, et les besoins de lits en réanimation sont moins importants qu’avec les variants précédents”, mais il peut provoquer “des besoins en oxygène de trois, quatre jours et donc on s’attend à un afflux de malades dans les lits d’hospitalisation conventionnelle”, a expliqué le ministre.

“Delta sature les réanimations, Omicron les hospitalisations conventionnelles”, a-t-il résumé.

20.000 lits déjà occupés par des patients Covid, avant l’impact d’Omicron

S’ajoutent aux deux variants d’autres pathologies saisonnières, qui risquent de déborder les hôpitaux: “La grippe a commencé, les gastroentérites sont là. Les autres pathologies, les autres personnes qui ont des maladies chroniques ont besoin d’être soignées.

Sur 400.000 lits de médecine que comptent nos hôpitaux aujourd’hui, 20.000 sont déjà occupés par des patients Covid avant même l’impact de la vague Omicron”, a déclaré le ministre.

“On va passer un mois de janvier difficile à l’hôpital. Les soignants qui sont à pied d’oeuvre” et “qui n’ont pas pris de vacances, le savent”, a poursuivi Olivier Véran.

Pour enrayer leur progression, le ministre a insisté sur une “même réponse”: “la vaccination avec rappel”, rappelant son objectif de “25 millions d’injection en cinq semaines”.

Mais, compte tenu de la forte contagiosité d’Omicron et de la vaccination, “c’est peut-être, peut-être – encore une fois, tout est dans le peut-être – la dernière des vagues. Vu le taux de contamination dans notre pays et d’ailleurs sur la planète, il est probable que nous ayons tous acquis une forme d’immunité ou par la vaccination, ou par l’infection, ou les deux”, a-t-il expliqué.

“A l’issue de la première vague, il y avait 4 à 5% de la population qui avait atteint une forme d’immunité et nous n’avions pas de vaccin. (…) On va avoir, à l’issue de la vague Omicron, une immunité qui sera largement supérieure aux 50%. Même avec la vaccination quasiment du 100% en réalité”, a-t-il ajouté.

Fanny Rocher avec AFP

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