Covid-19 : 71% des Français ne font pas confiance au vaccin AstraZeneca – Le Figaro

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SONDAGE – Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir se faire vacciner… à condition que ce ne soit pas avec le vaccin britannique, selon une enquête Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro.

Oui à la vaccination… mais pas avec AstraZeneca. C’est en substance le premier enseignement de l’enquête* Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro et France Info publiée ce jeudi.

La bonne nouvelle, c’est que les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir se faire vacciner: ils étaient 42% en décembre, ils sont désormais 70%, à l’heure où le gouvernement vient d’annoncer avoir tenu son engagement de 10 millions de primo-vaccinés mi-avril. Seuls 14% d’irréductibles persistent à ne pas du tout vouloir se faire «piquer». «Une nouvelle preuve que la meilleure incitation à la vaccination est, justement, le développement de la vaccination et le fait de voir autour de soi de plus en plus de gens se faire vacciner», estime l’Institut de sondage. De manière assez prévisible, l’intention de vaccination est plus forte chez les personnes plus âgées et donc plus à risque de développer des formes graves du Covid-19: 55% des 18-24 ans disent souhaiter se faire vacciner, contre 84% des plus de 65 ans.

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Mais tous les vaccins ne trouvent cependant pas grâce aux yeux des Français. Et sans grande surprise, l’AstraZeneca a de moins en moins la cote. Ils sont désormais 71% à se méfier du vaccin britannique. La confiance s’étiole au fil des semaines à cause des cas de thromboses relevés dans plusieurs pays, qui ont entraîné la suspension de la vaccination avec ce produit pendant plusieurs jours le mois dernier. Mercredi, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a reconnu pour la première fois que ce vaccin pouvait provoquer de très rares problèmes sanguins, tout en assurant qu’il fallait continuer à l’administrer, la balance bénéfice/risque restant «positive». Mais le mal semble fait et sur le terrain, de plus en plus de patients refusent de se voir injecter le produit, préférant en attendre un autre. Ils font ainsi confiance à 70% à celui de Pfizer, à 65% à celui de Moderna et à 59% au produit Janssen dont les premières doses sont attendues la semaine du 19 avril en France.

Et ce ne sont sans doute pas les exhortations du gouvernement qui les feront changer d’avis, puisque seules 36% des personnes interrogées lui font confiance concernant la politique vaccinale. 67% ne la jugent pas efficace, 68% pas cohérente et 77% estiment qu’elle n’est pas menée à un bon rythme. D’ailleurs, si les Français sont conscients que la vaccination est la seule solution efficace pour en finir avec la pandémie, 64% d’entre eux ne croient pas en la promesse du président Emmanuel Macron de fournir un vaccin anti-Covid à tous les Français qui le souhaitent «d’ici à la fin de l’été». Seuls 6% sont persuadés qu’elle sera tenue, un pourcentage qui ne grimpe qu’à 14% chez les sympathisants LREM.

Les autotests plébiscités

Une note positive, enfin : selon le sondage Odoxa, les Français accueillent très positivement l’arrivée des autotests de dépistage qui seront disponibles en pharmacie dès lundi 12 avril. Ces tests par autoprélèvement nasal sont censés être plus faciles et moins désagréables à utiliser que les tests nasopharyngés actuels. 62% comptent ainsi les utiliser s’ils ont besoin de se faire tester et 57% pensent que leur généralisation sera utile pour lutter contre l’épidémie de coronavirus… même s’ils sont 58% à penser qu’ils ne sont pas aussi fiables que les tests antigéniques actuellement disponibles en pharmacie.

Sans surprise 72% des personnes interrogées demandent d’ailleurs que ces autotests soient remboursés par la sécurité sociale, et 61% souhaiteraient qu’ils soient disponibles en grandes surfaces. Une éventualité pour l’instant écartée: le ministre de la Santé Olivier Véran a précisé la semaine dernière qu’en tant que «produit de santé», ils devaient être vendus par des professionnels de santé capables d’expliquer leur fonctionnement.

* Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1004 Français interrogés par internet les 7 et 8 avril 2021.

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