Cosmétique : Des composants « toxiques » dans certains produits, selon 60 millions de consommateurs – 20 Minutes

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Rayon cosmétique d’un grand magasin — AFP/JEAN-PIERRE MULLER

Dentifrices, crèmes, vernis à ongles, gels douches, fonds de teint ou encore mousses à raser… Selon 60 millions de consommateurs, qui a testé 86 produits cosmétiques, y compris de marques très connues comme Dior, L’Oréal ou Carrefour, la plupart d’entre eux contiennent des composants « toxiques », révèle la revue dans une étude publiée ce jeudi.

Pour les 86 produits testés, le magazine édité par l’Institut national de la consommation a attribué une note allant de A («sans réserve d’utilisation ») à E («utilisation fortement déconseillée, produit contenant trop de substances problématiques »). La note a été calculée en fonction des ingrédients affichés sur l’emballage et de l’impact de ces derniers sur la santé (70 % de la note) et sur l’environnement (30 %).

Des ingrédients problématiques pour chaque catégorie

« Il ne faut pas affoler les gens », précise la cheffe de la rubrique Santé – Cosmétique du magazine, Adelaïde Robert, « en cas de risque avéré et immédiat pour la santé on n’aurait pas ces produits sur le marché ». Il s’agit plutôt de signaler des produits dont une utilisation régulière et sur une longue période peut avoir des conséquences néfastes sur l’organisme.

Chaque catégorie de produits cosmétiques a ses ingrédients problématiques : pour les crèmes hydratantes, il s’agit par exemple des polymères, dont la fabrication est très polluante, ou des colorants dits azoïques, dont certains « sont potentiellement cancérogènes en plus d’être sensibilisants et irritants », écrit le magazine. Certains produits de douche, de marque Carrefour, Dop et Weleda, contiennent de la coumarine, « suspectée d’être cancérogène-mutagène-reprotoxique », ou du Lilial (butylphényl méthylpropional), présent dans la crème Dove, « toxique pour la reproduction ».

« Pousser les industriels à faire mieux »

Certains dentifrices, « de marque Oral B, Sanogyl, Sensodyne, Signal, Vademecum ou Zendium », présentent quant à eux des traces de métaux lourds, comme le zinc et l’étain, « toxiques », explique le magazine. Ou du dioxyde de titane, qui « peut contenir des nanoparticules et est soupçonné d’être cancérogène ».

Globalement, le magazine appelle les consommateurs à repérer dans les listes d’ingrédients ceux à éviter autant que possible, comme le butylcarbamate d’iodopropynyle, allergisant, ou l’EDTA, irritant et « surtout très polluant pour l’environnement ». « L’idée de ces évaluations, c’est de pousser les industriels à faire mieux, parce qu’on voit bien que dans chaque famille de produits, il y en a qui s’en sortent bien » en proposant des produits expurgés de ces ingrédients problématiques, conclut Adélaïde Robert.

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