Coronavirus : « V-Day » pour le vaccin Pfizer-BioNtech au Royaume-Uni – Le Monde

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Le vaccin contre le Covid-19 par le laboratoire Pfizer, le 23 novembre.

Les premiers cartons du vaccin Pfizer-BioNtech ont quitté l’usine de Puurs en Belgique, vendredi 4 décembre, dans des semi-remorques banalisés, puis ont emprunté discrètement le tunnel sous la Manche. Une fois sur le sol britannique, cette première livraison de 800 000 doses a été stockée dans un entrepôt top secret, précieusement conservée à – 70 °C avant d’être distribuée par lots de 975 doses dans une grosse cinquantaine d’hôpitaux britanniques sélectionnés pour organiser la première campagne vaccinale au coronavirus du monde occidental.

Cette campagne commence mardi 8 décembre, dès 7 heures du matin en Angleterre, et les officiels britanniques ont tenu à célébrer à cette occasion « le début de la fin » de la pandémie, à en croire Stephen Powis, le directeur médical du NHS England (le service public de santé anglais). Mais aussi un vrai « V-Day » selon Matt Hancock (dans une référence transparente au VE Day, qui commémore la fin de la seconde guerre mondiale en Europe le 8 mai 1945) : le ministre de la santé a multiplié les déclarations triomphales ces derniers jours, vantant « l’avance » du Royaume-Uni, dont l’agence du médicament, la MHRA, a été la première à donner son feu vert à un vaccin contre le Covid-19, le 2 décembre.

Les premières injections seront administrées à des personnes de plus de 80 ans, convoquées à l’hôpital pour l’occasion, ou déjà hospitalisées et sur le point de quitter l’établissement. Si un rendez-vous n’est pas honoré, c’est un professionnel de santé (personnel hospitalier ou de maison de retraite) qui recevra l’injection. La chaîne ITV s’est attardée lundi 7 décembre sur le cas de Hari et de Ranjan Shukla, un couple d’octogénaires résidant à Newcastle (nord de l’Angleterre) se disant « très, très heureux » d’être sur la liste pour le lendemain.

Pour en savoir plus : Le Royaume-Uni devient le premier pays au monde à autoriser le vaccin Pfizer-BioNTech

7 000 Londoniens pourraient être vaccinés cette semaine

La campagne devrait commencer modestement : 7 000 Londoniens pourraient être vaccinés cette semaine, selon le Evening Standard, dans sept hôpitaux différents de la capitale. Deux injections à 21 jours d’intervalle étant nécessaires pour que le vaccin soit efficace, 400 000 personnes au maximum seront concernées pour tout le Royaume-Uni, en attendant la prochaine livraison de Pfizer – le gouvernement espère « quelques millions » de doses supplémentaires d’ici fin 2020.

Etant donné que 6,7 millions de Britanniques sont considérés comme « très prioritaires » (les plus de 80 ans, les personnels des maisons de retraite et hospitalier, les personnes avec des pathologies graves), « la majorité des personnes à risque seront vaccinées entre janvier et février prochain », a admis un porte-parole de Downing Street lundi. « Cette campagne vaccinale est un marathon, pas un sprint », a prévenu Stephen Powis, du NHS. Les personnes inoculées recevront une « carte » vaccinale, sur laquelle seront inscrits, pour mémoire, le nom du vaccin et la date d’inoculation des deux doses. « Il ne s’agit absolument pas de passeports », a précisé Downing Street lundi, coupant court aux spéculations.

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