Coronavirus : Tous les détails du plan de relance pour l’emploi et la compétitivité – 20 Minutes

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Le plan de relance sera présenté par Jean Castex ce jeudi 3 septembre — Ludovic Marin
  • Repoussé d’une semaine, l’annonce du plan de relance lié à la crise du coronavirus aura lieu ce jeudi en fin de matinée.
  • L’emploi, des jeunes notamment, est l’enjeu majeur de ce plan, baptisé « France Relance ».
  • Le gouvernement souhaite aussi investir dans l’écologie et le numérique pour amener la France à la pointe de l’innovation technologique.

Après le temps de l’urgence, le temps de la relance. Initialement prévue la semaine dernière, mais repoussée pour donner la priorité à la rentrée scolaire, l’annonce du plan de relance aura lieu ce jeudi, après le Conseil des ministres. Très attendues, certaines mesures du plan baptisé « France Relance » ont été dévoilées hier à la presse. 20 Minutes vous donne les principaux points à retenir.

Objectif 2019

L’ambition affichée du gouvernement est de revenir à un niveau économique semblable à celui d’avant la crise. Pour cela, 100 milliards seront mobilisés d’ici à 2022 autour d’axes forts, selon le cabinet du Premier ministre.

L’emploi

« La finalité ultime de ce plan est l’emploi immédiat et durable », indique-t-on à Matignon. L’emploi a été défini comme la grande priorité par le gouvernement, qui a décidé d’y consacrer directement 15 milliards d’euros. Un « Plan jeune » sera mis en place pour aider les 750.000 nouveaux entrants sur le marché du travail. Des aides à l’embauche, comme le service civique ou le volontariat territorial, seront renforcés, et le gouvernement veut créer une aide à l’intégration durable en entreprise. Elle se fera par le biais d’une subvention de 4.000 euros, versée aux entreprises chaque trimestre, pour l’embauche d’un jeune de mois de 26 ans en contrat à durée déterminée de trois mois à un an. Le barème des « Garantie jeunes » devrait aussi être revu à la hausse.

Par ailleurs, une aide à la formation devra permettre la création de 200.000 places supplémentaires pour former des personnes vers les métiers de la transition écologique, digitale, les secteurs de la santé et tous les métiers concernés par le plan « France Relance ». De la même manière, le gouvernement voudrait développer les emplois aidés vers les secteurs marchands et non-marchands.

Le gouvernement annonce également continuer à soutenir l’emploi en réinjectant 6,6 milliards d’euros dans le plan Activité partielle de longue durée (APLD), qu’il considère comme un bouclier contre le chômage.

Un milliard d’euros sera aussi investi dans les parcours de formation et de réorientation pour développer les personnes sans emploi et les aider à trouver de nouvelles opportunités.

Les entreprises

Les entreprises ne seront pas en reste dans ce plan de relance. Une baisse d’impôts de 10 milliards d’euros par an sera concentrée sur l’industrie, sur les entreprises de taille intermédiaires (250 à 4.999 salariés, selon l’Insee) et les TPE-PME, comprenant une réduction de 50 % de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises et des impôts fonciers sur les bâtiments industriels notamment. 3 milliards seront également mobilisés pour renforcer les fonds propres des entreprises, amputés par la crise.

La compétitivité et l’innovation

La crise du Covid-19 et le confinement ont renforcé l’idée que la France avait besoin d’innovation. Ainsi, pour renforcer la compétitivité de l’économie française, le gouvernement veut placer le pays à la pointe de l’innovation technologique. Pour cela, le plan de relance comprend un volet investissements d’1 milliard d’euros, qui seront placés sur des projets d’investissement industriel (400 millions) et de relocalisation (600 millions). Cette dernière concerne principalement les secteurs de la santé, de l’électronique, de l’agroalimentaire et des applications industrielles de la 5G.

11 milliards supplémentaires seront consacrés au programme d’investissement d’avenir sur les deux prochaines années, pour les progrès technologiques initiés par l’Etat et des aides à l’innovation.

Le plan de relance comprendra aussi un volet dédié à l’accélération de la transition numérique, dont 385 millions d’euros serviront aux TPE et PME, pour qui les manques ont parfois beaucoup pénalisé pendant le confinement. Dans le même but, 1,6 milliard d’euros seront alloués à la numérisation des services de l’Etat et des territoires. Enfin, 500 millions d’euros serviront au développement des infrastructures numériques, et notamment le très haut débit dans l’ensemble des territoires.

Toutes ces mesures seront menées par un comité interministériel piloté par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, et une réunion mensuelle dirigée par Jean Castex permettra, si besoin, une réallocation des ressources.

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