Coronavirus: Sans accord, l’Union européenne prolonge son sommet sur le plan de relance – 20 Minutes

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De gauche à droite: Le Premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, la chancelière allemande Angela Merkel, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président français Emmanuel Macron et le président du Conseil européen, Charles Michel, le 18 juillet 2020 à Bruxelles. — CHINE NOUVELLE/SIPA

C’est reparti pour un tour. Incapables de trouver un compromis après deux jours de sommet, les 27 dirigeants de l’Union européenne ont décidé samedi soir peu après 23h de jouer les prolongations et de se retrouver ce dimanche midi. L’objectif est toujours de dépasser les blocages sur le massif plan de relance post-coronavirus en discussion.

Des rencontres bilatérales

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel sont directement partis samedi soir en réunion avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, selon une source diplomatique. Les deux dirigeants souhaitent demander au Premier ministre néerlandais s’il est en mesure de négocier dimanche sur les points de blocage, a-t-on précisé. Le président du Conseil Charles Michel espère lui aussi convaincre Mark Rutte avec une nouvelle modification du projet de compromis.

L’unanimité des Etats membres étant requise, un compromis est particulièrement difficile sur le plan de relance, adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027) de 1.074 milliards d’euros.

« Possible qu’aucun résultat ne soit obtenu aujourd’hui »

«Il y a beaucoup de bonne volonté (…) mais il est aussi possible qu’aucun résultat ne soit obtenu aujourd’hui», a déclaré Angela Merkel à son arrivée au sommet pour une journée qu’elle a qualifiée de «décisive». «Je ne peux toujours pas dire si une solution sera trouvée», a-t-elle insisté.

Charles Michel avait lancé les discussions samedi sur la base d’une proposition révisée offrant davantage de gages aux pays les plus réticents, Pays-Bas en tête, à l’idée de ce plan de 750 milliards d’euros, financé par un emprunt commun et inspiré par Angela Merkel et Emmanuel Macron. « Les Pays-Bas et autres frugaux (Autriche, Danemark, Suède) ne comprennent pas la nécessité d’une réponse forte », a déploré le Premier ministre italien Giuseppe Conte. « C’est, comme on pouvait s’y attendre, une bataille difficile, une négociation dure, mais on va dans la bonne direction et c’est le plus important », a commenté de son côté le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Augmenter la part des prêts à 300 milliards

Charles Michel, médiateur du sommet, espérait infléchir la position des récalcitrants en offrant des concessions sur la répartition entre subventions et prêts, ainsi que sur les conditions qui encadrent le versement de l’argent. En fin de journée, une des options sur la table était donc d’augmenter la part des prêts à 300 milliards, contre 250 dans la proposition initiale. Selon une source européenne, les « frugaux » préfèrent en effet nettement les prêts aux subventions.

Outre ces sujets délicats, d’autres promettent encore de peser sur les discussions, en particulier la question de lier le versement des aides européennes au respect de l’Etat de droit, qui hérisse Budapest et Varsovie. Les discussions ne sont donc pas terminées.

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