Coronavirus : quelles sont les 14 grandes villes les plus touchées, Montpellier dans la liste – Midi Libre

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Les grandes villes sont dans le collimateur face à la reprise de l’épidémie de coronavirus. Si le ministère de la Santé a appelé les préfets de région à resserer la vis à Nice et Lyon, plusieurs autres villes sont sous surveillance. On fait le point. 

“Le virus n’est pas devenu moins dangereux avec l’été”, a souligné jeudi Olivier Véran, détaillant, lors de son premier point hebdomadaire, la nouvelle donne de la lutte contre l’épidémie en France, où le seuil des 400 000 contaminations vient d’être dépassé.

1. La situation : une épidémie très active

L’épidémie est « à nouveau très active » en France, a prévenu le ministre de la Santé. “Nous devons apprendre à vivre avec le virus pour quelques mois encore”. Mais il s’agit aussi, a-t-il ajouté, de conserver “notre vie sociale, économique, culturelle, éducative et citoyenne”.

Une “accélération de la circulation” du Covid-19 est constatée, mais elle reste moins élevée qu’au plus fort de la crise, en mars-avril. “Au printemps dernier, une personne malade allait contaminer deux autres personnes tous les trois jours”, a-t-il expliqué, contre quinze jours aujourd’hui.

Le nombre de personnes en soins intensifs, même très en deçà des pics d’avril, est néanmoins « préoccupant », estime Olivier Véran. La France a enregistré jeudi un record de contaminations, avec 10 593 cas en 24 h, 84 nouveaux foyers, 53 départements en rouge (dont l’Aveyron désormais), 27 admissions en réanimation et 50 morts (31 095 depuis le début).  Le seuil des 30 millions de cas a été franchi dans le monde.

2. L’annonce : des villes dans le viseur

Des restrictions particulières avaient été annoncées la semaine dernière pour Bordeaux, Marseille et la Guadeloupe. Du fait de l’évolution négative des indicateurs épidémiques, les métropoles de Lyon et de Nice vont devoir à leur tour adopter des mesures spécifiques, a annoncé jeudi Olivier Véran.

“Nous avons donc demandé aux préfets du Rhône et des Alpes-Maritimes de concerter avec les élus locaux et de proposer au gouvernement d’ici samedi les mesures qui devront être prises pour enrayer la circulation du virus et limiter son impact”.

À Lille, Toulouse, Rennes, Dijon et Paris, a-t-il ajouté, “les seuils critiques ne sont pas encore atteints mais nous serons extrêmement attentifs à l’évolution de la situation”. À Marseille et en Guadeloupe, “si la situation sanitaire ne s’améliore pas […], il faudra sans doute prendre des mesures encore plus fortes”, a prévenu Olivier Véran, évoquant “la possible fermeture des bars” ou “l’interdiction des rassemblements publics”, sur décisions locales.

Jeudi, lors de son bilan hebdomadaire sur la situation sanitaire, le ministre de la Santé Olivier Véran a dévoilé une liste de 14 villes de métropole et 2 départements d’Outre-Mer où la circulation du virus est préoccupante. En Occitanie, Montpellier et Toulouse figurent parmi elles.

Montpellier et Toulouse font partie des villes où le virus circule le plus.
Montpellier et Toulouse font partie des villes où le virus circule le plus. – Tableau – Ministère des Solidarités et de la Santé

Selon ce tableau, à Montpellier, par exemple, le taux d’incidence atteint 113 cas pour 100 000 (74 pour les personnes âgées) avec 8 % de patients atteints par le coronavirus dans les services de réanimation. Avec près d’un patient sur deux atteint du covid-19 en réanimation (44 %), la Guadeloupe inquiète également. 

3. Les controverses : tests et tensions

“Nous sommes confrontés à des difficultés organisationnelles sur les tests”, a reconnu le ministre. D’où la mise en œuvre d’une doctrine de “priorisation” des personnes testées.

Des tests antigéniques, ne nécessitant pas une étude en laboratoire, vont être mis en place en Île-de-France et les autorités attendent de “façon imminente” l’avis de la Haute autorité de santé sur les tests salivaires. Olivier Véran a par ailleurs annoncé la création de 20 centres de prélèvements “pour les publics prioritaires” en Île-de-France.

Le ministre a défendu, par ailleurs, la décision de ramener la période d’isolement des malades de quatorze à sept jours en France, désapprouvée par l’OMS. “L’immense majorité des symptômes apparaissent dans les deux premiers jours et la contagiosité devient très faible au-delà de cinq jours”, a-t-il notamment expliqué.
Sur un plan politique, Olivier Véran a éludé les questions sur d’éventuelles tensions avec le chef de l’État, affirmant que l’exécutif est “en phase”. “Nous formons un pack”.

Écoles et crèches : protocole assoupli

C’est l’une des annonces d’Olivier Véran. Le protocole sanitaire mis en place en France dans les écoles et les crèches va être allégé.

“Les enfants, en primaire, en maternelle, en crèche, sont peu susceptibles de se contaminer entre eux et de contaminer les adultes autour d’eux”, a expliqué le ministre de la Santé, citant un nouveau rapport, qui devait paraître jeudi 17 septembre dans la soirée, du Haut conseil de la santé publique.

“Lorsqu’un enfant est testé positif […], il doit être isolé sept jours chez lui, mais les autres enfants de sa classe pourront normalement continuer à se rendre à l’école”.

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