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Coronavirus: pourquoi l’âge médian des patients hospitalisés en réanimation baisse-t-il? – BFMTV.COM

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Lors de sa conférence de presse ce lundi soir, Jérôme Salomon a expliqué que les hôpitaux français faisaient face à un afflux sans précédent de patients atteints du Covid-19 en réanimation, en particulier en Île-de-France. Plus de 5100 patients étaient hospitalisés en réanimation ce lundi en France, soit 475 de plus que la veille.

Mais le directeur de la Santé a aussi expliqué que l’âge médian des patients hospitalisés en réanimation dans un état grave était passé de 60 à 58 ans. La moitié de ces patients ont donc moins de 58 ans désormais. Pire: en 24 heures en Île-de-France, l’âge moyen cette fois est passé de 60 ans à 56 ans en réanimation.

Les personnes âgées prises en charge ailleurs 

Interrogé sur cette soudaine baisse de l’âge des patients, Jérôme Salomon a balayé l’idée selon laquelle le personnel soignant favorisait la prise en charge de personnes plus jeunes au détriment des plus âgées. Selon lui, cette baisse de l’âge médian ou moyen s’explique par le fait qu’avec l’évolution de l’épidémie, “des circuits différents”, d’autres modes “d’organisation” se mettaient en place.

“Un certain nombre d’établissements accueillant des personnes âgées se sont organisés pour prendre en charge des personnes âgées sur place, ou bien dans des hôpitaux de proximité, ou encore des unités spécialisées de soins de suite”, a défendu Jérôme Salomon. “Donc les personnes qui avant allaient en réanimation, pas parce que leur cas était grave, mais parce qu’on voulait les surveiller, peuvent désormais être orientées vers d’autres structures”.

Un afflux en deux temps

Selon Jérôme Salomon, la raison de cette baisse de l’âge des patients tient à la dynamique même de l’épidémie. Au début, ce sont les patients les plus âgés qui se rendent en premier dans les hôpitaux et se retrouvent dans les services de réanimation, avant qu’une deuxième vague de patients plus jeunes soit hospitalisée à son tour en réanimation dans un deuxième temps.

Il explique: “ce qu’on remarque quand l’épidémie s’étend, et c’est aussi ce que rapportent nos collègues à l’international, c’est qu’on reçoit d’abord dans les premiers jours les malades les plus âgés, les plus fragiles, qui résistent le moins au virus. Et puis un peu plus tard, débarquent à l’hôpital des personnes plus jeunes, qui ont voulu rester à la maison longtemps et qui se rendent compte qu’ils n’arrivent plus à tenir car ils font des complications, notamment respiratoires et qu’ils sont essoufflés”.

Pour faire face à cet afflux de patients et à la saturation des services de réanimation en Île-de-France, l’assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) va tester la possibilité d’oxygénation de patients à domicile, explique son directeur général, Martin Hirsch, dans une interview à paraître mardi dans Libération.

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