Coronavirus : pour Jérôme Salomon, “l’épidémie est loin d’être terminée” – Midi Libre

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Le Directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, est auditionné, mardi 16 juin, par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale qui débute ses travaux sur la gestion de la crise de la Covid-19. Il y est revenu sur le manque de masques et les perspectives.

“Nous devons anticiper une deuxième vague, un rebond”. La commission d’enquête créée afin d’examiner les “défaillances” dans la gestion de la crise du coronavirus s’est ouverte ce mardi 16 juin, devant l’Assemblée nationale. Premier à être auditionné, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a confirmé que l’épidémie était “loin d’être terminée”.

La “première vague épidémique” s’achève “en Europe et en métropole” mais “nous devons impérativement maintenir les gestes barrières”, a rappelé Jérôme Salomon.

“Nous devons anticiper une deuxième vague, un rebond, (…) ne pas se préparer à une deuxième vague serait une erreur majeure”, a-t-il indiqué. 

“La vigilance et la prudence doivent rester de mise avec les nombreux déplacements des vacanciers. Nous devons impérativement maintenir le respect des gestes barrières. (…) Ne pas se préparer à une deuxième vague serait une faute majeure” met en garde Jérôme Salomon#DirectAN pic.twitter.com/UMgPZAAdVP
— LCP (@LCP) June 16, 2020

Selon Jérôme Salomon, l’État a commandé au total 3,7 milliards de masques et en a distribué 712 millions. Par ailleurs, 1,8 million de personnes ont été testées.

Masques : “Avant de savoir, on ne sait pas”

Des masques dont le directeur général de la santé avait d’abord affirmé qu’ils n’ont “aucun intérêt pour le grand public”. Interrogé sur cette position, Jérîome Salomon a répondu en paraphrasant Voltaire. “”Avant de savoir, on ne sait pas”, a-t-il dit. 

“On a toujours respecté les recommandations internationales, a poursuivi le DGS, l’OMS a beaucoup hésité et ne recommande le port du masque dans certaines conditions que depuis le 5 juin”. Selon lui, les autorités se sont appuyées sur l’article d’une revue scientifique canadienne de “très haut niveau” qui reprend “l’ensemble des connaissances (…) pour savoir quelles sont les meilleures mesures de prévention.”

“On ne savait pas (…) si ce virus pouvait être transmis par des aérosols. (…) Donc nous avons suivi les recommandations des experts internationaux”, a-t-il conclu. 

“Je cherche désespérément un pays qui pourrait se targuer d’avoir été prêt”

Quant au stock de masques, Jérôme Salomon a rappelé que le ministère avait été confronté à l’automne 2018 à la péremption de la plupart des 750 millions entreposés, la majorité des masques datant de la période 2003-2005.

“C’est simplement en octobre 2018 que l’on découvre sur ces 750 millions de masques qu’il y a une quantité importante de masques qui pose de vrais problèmes de péremption”, précise Jérôme Salomon. C’est à la suite de cela qu’un stock tournant va être mis en place.#DirectAN pic.twitter.com/qlKcAiFOK4
— LCP (@LCP) June 16, 2020

Vient ensuite le réapprovisionnement. Et l’anticipation d’une “crise totalement inédite, marquée par le fait que l’ensemble des pays demandent en même temps le même produit”. “Ce qu’il s’est passé, je pense, c’est qu’il y a eu peu de confrontations ces dernières années à des besoins importants de masques”, a-t-il ajouté. “Je cherche désespérément un pays qui pourrait se targuer d’avoir été prêt et d’avoir parfaitement géré cette pandémie”. 

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