Coronavirus. Où en est-on de l’épidémie dans le monde, en Europe, en Chine et en France ? – Ouest-France

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Une situation qui s’améliore en Chine, une liste de pays touchés par le nouveau coronavirus COVID-19 qui s’allonge, de nouveaux cas en France, des entreprises inquiètes et une OMS qui alerte… Voici les développements dans le monde liés au nouveau coronavirus ces dernières 24 heures.

Dans le monde

Événements culturels ou sportifs annulés, économie en berne et dégringolade continue des marchés financiers… Au niveau planétaire, l’épidémie et ses conséquences inquiètent particulièrement l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Au 26 février, en début d’après-midi, 81 273 cas confirmés de personnes atteintes par le coronavirus COVID-19 ont été officiellement répertoriés (dont près de 2 800 hors de Chine) et 2 770 personnes sont décédées, selon des chiffres communiqués mercredi 26 février par l’OMS.

Le nombre quotidien de nouvelles personnes contaminées dans le monde est désormais supérieur à celui enregistré en Chine, a souligné l’OMS. Son dernier bilan fait état d’une cinquantaine de morts hors de Chine continentale depuis le début de l’épidémie.

Le coronavirus a été signalé dans six nouveaux pays : Autriche, Macédoine du nord, Suisse, Croatie, Algérie, Grèce et Brésil. La maladie affecte désormais une quarantaine de pays.

Coronavirus : le point sur l’épidémie ce mercredi 26 février à 14 h 15. | VISACTU

La Corée du Sud, premier foyer de contamination après la Chine, recensait mercredi plus d’un millier de cas et 12 décès.

En Iran, le bilan est monté à 19 morts et 139 cas (dont celui du vice-ministre de la Santé), le plus lourd en dehors de la Chine. Signe de tension, 24 personnes accusées d’avoir répandu en ligne des rumeurs alarmistes sur la propagation du coronavirus ont été arrêtées. L’ONG Reporters sans Frontières a reproché à l’Iran de refuser de publier le nombre exact des personnes infectées et décédées, et d’empêcher les journalistes de faire leur travail.

Tentant de contenir l’expansion, plusieurs pays du Golfe ont par ailleurs annoncé des mesures pour limiter les déplacements avec l’Iran.

Aux États-Unis, les autorités sanitaires s’attendent à une propagation de l’épidémie, encourageant écoles, entreprises et gouvernements locaux à envisager des mesures de précaution.

En Europe

L’Italie est le pays européen le plus touché, avec plus de 370 personnes contaminées, pour la plupart dans le nord du pays. 12 personnes y ont succombé, toutes des personnes âgées et atteintes précédemment de pathologies graves.

L’Italie est devenue une plateforme de diffusion sur le continent où plusieurs cas enregistrés dans d’autres pays concernent des personnes s’étant rendues dans les zones du nord touchées par le virus.

En Italie, une note informe de la fermeture de la Pinacothèque de Brera, un des musées les plus importants d’Italie, à Milan, le 26 février 2020. | OURAD BALTI TOUATI / EPA/MAXPPP

C’est le cas principalement de l’Espagne : 11 cas y ont été recensés depuis le début de l’épidémie dont 9, tous liés à l’Italie, seulement depuis lundi soir. Un hôtel de Tenerife dans l’archipel des Canaries où avaient logé des Italiens contaminés a été placé en quarantaine.

S’efforçant de limiter la propagation, Madrid a déconseillé les voyages dans le nord de l’Italie et tente de repérer les personnes passées sous le radar en testant les malades hospitalisés pour des troubles respiratoires à l’origine inconnue ou les personnes revenant de zone à risques et présentant des symptômes grippaux.

En Allemagne, un des deux cas diagnostiqués (18 cas au total dans le pays) est un homme de 25 ans vraisemblablement infecté en Italie, à Milan.

Même son de cloche en Grèce où un premier cas a été recensé ce mercredi. Il s’agit d’une femme de 38 ans ayant voyagé récemment en Italie du nord. Le gouvernement a adopté mardi 25 février un décret prévoyant des interdictions temporaires de déplacement vers et depuis les pays touchés mais aussi la fermeture des écoles ou des salles de spectacle si jamais l’épidémie devenait massive.

Des personnes, avec des masques de protection, assises devant l’hôpital général AHEPA, un des plus grands hôpitaux de Grèce, le 26 février 2020. | SAKIS MITROLIDIS / AFP

En Croatie, deux frères ont été testés positif au COVID-19. L’un d’eux avait séjourné en Italie il y a peu.

En Autriche, un jeune couple d’Italiens, dont la femme travaillait comme réceptionniste dans un hôtel d’Innsbruck, a également été diagnostiqué positif. Pays frontalier de l’Italie, l’Autriche a déconseillé à ses ressortissants de se rendre dans les régions touchées du nord.

Au Pakistan deux cas ont également été recensés, tout comme comme au Liban, et en Finlande.

La Belgique et la Macédoine du Nord ont recensé chacun un cas en leur sein. En Belgique, il s’agit d’un homme arrivé de Wuhan début février et dont la quarantaine s’est achevée. En Macédoine du Nord, il s’agit d’une femme arrivée récemment d’Italie.

Aucun cas n’a pour le moment été recensé en Bulgarie, en Hongrie, en Roumanie, au Danemark, en Norvège et dans les Pays Baltes. La Lituanie a tout de même déclaré l’état de « situation extrême » lui permettant d’agir et de débloquer des fonds plus rapidement en cas d’épidémie. La Lettonie a elle réservé une centaine de lits d’hôpitaux et demande à ses ressortissants revenus de pays touchés de prendre 14 jours de « congé-quarantaine » payés par la Sécurité sociale.

Pour l’heure, les pays voisins de l’I talie se sont engagés à garder leurs frontières ouvertes lors d’une réunion ministérielle mardi 25 février à Rome. La France a cependant invité ses ressortissants à éviter les régions d’Italie les plus touchées.

En Chine

L’épidémie du nouveau Coronavirus, apparue en décembre en Chine, semble désormais y avoir atteint un pic.

Les autorités chinoises ont annoncé mercredi 26 février 52 nouveaux décès en 24 heures, le plus faible chiffre en plus de trois semaines.

Au total, le virus a contaminé quelque 78 000 personnes en Chine, dont plus de 2 178 en sont mortes.

Des employés de McDonald’s en Chine, qui se préparent à livrer leurs marchandises, portent une protection des pieds à la tête contre le coronavirus COVID-19, le 26 février 2020. | STR / AFP

Certains spécialistes mettent tout de même en garde sur une sous-estimation possible du nombre de cas. Des chercheurs de l’Imperial College de Londres ont estimé le 21 février qu’environ les deux tiers des cas de Covid-19 sortis de Chine sont restés indétectés au niveau mondial, avec pour résultat potentiel de multiples chaînes non-détectées de transmission humaine hors de Chine.

Par ailleurs, pour répondre à une demande toujours très forte de masques de protection, la Chine a renforcé son soutien aux entreprises capables de transformer leurs usines pour fabriquer de masques et autres articles sanitaires. Mais le manque d’ouvriers, en raison de mesures de quarantaine et restrictions de circulation, complique la situation.

Du Hangwei, ministre adjoint de la Sécurité publique, a indiqué que 49 officiers de police et auxiliaires avaient sacrifié leur vie dans la lutte contre l’épidémie, sans offrir de précisions.

En France

Sur les 17 cas avérés d’infection au nouveau coronavirus en France depuis fin janvier, un Français (professeur dans l’Oise) et un touriste chinois sont morts à Paris, 11 autres patients sont guéris et quatre sont hospitalisés.

Les onze guérisons concernent : la fille de 50 ans du touriste chinois décédé, contaminée et hospitalisée à Bichat, un couple de Chinois originaires de Wuhan, qui avait fait partie des premiers cas annoncés le 24 janvier, un patient d’origine chinoise de 48 ans qui a pu sortir après 22 jours d’hospitalisation à Bordeaux, un médecin libéral contaminé par un patient chinois, six Britanniques (dont un enfant) contaminés par un compatriote de retour de Singapour qu’ils avaient côtoyé dans un chalet des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie).

Entre mardi et mercredi 26 février, le ministère de la Santé a annoncé cinq nouveaux cas, dont le premier décès d’un Français. Les quatre autres sont toujours hospitalisés. Il s’agit : d’une jeune Chinoise revenue de Chine le 7 février, hospitalisée à Paris sans aucun signe clinique de gravité, un homme d’une soixantaine d’années qui avait effectué des « séjours répétés » en Lombardie, un Français de 55 ans hospitalisé à Amiens « dans une situation clinique grave […] en réanimation », et un Français de 36 ans qui revient de Lombardie, hospitalisé à Strasbourg.

La France, qui avait placé comme ailleurs ses ressortissants rapatriés de Wuhan en quarantaine, a invité à reporter les voyages vers les zones du nord de l’Italie touchées par le virus tandis que les élèves revenant de Chine, de Singapour, de Corée du Sud et des régions italiennes de Lombardie et Vénétie sont invités à rester chez eux pendant 14 jours après leur retour.

Partager cet article Au total, le virus a contaminé quelque 78 000 personnes en Chine, dont plus de 2 178 en sont mortes.

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