Coronavirus : « On est toujours dans une phase ascendante de l’épidémie », prévient Santé publique France – 20 Minutes

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Une infirmière à Pointe-a-Pitre en Guadeloupe, le 24 septembre 2020. — AFP

Observe-t-on des signes de stabilisation de l’épidémie de coronavirus ? L’organisme Santé publique France préfère rester prudent au cours d’un point presse ce vendredi, estimant que le Covid-19 est toujours dans « une phase ascendante » en France.

« On est toujours dans une phase ascendante de l’épidémie, quasiment tous les indicateurs sont en hausse », a souligné Sophie Vaux, épidémiologiste à l’agence sanitaire, au cours d’un point de presse en ligne. La semaine dernière, les passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 ont ainsi augmenté de 21 %, les hospitalisations de 34 % et les nouvelles admissions en réanimation de 40 %, une augmentation « désormais exponentielle », prévient l’épidémiologiste.

Des chiffres à la hausse chez les plus âgés

Le nombre de décès liés à une infection au coronavirus, reparti à la hausse il y a deux semaines, a de nouveau progressé de 25 % la semaine dernière, avec 332 morts à l’hôpital ou en Ehpad, précise Santé publique France dans son point hebdomadaire.

L’agence sanitaire relève aussi la « circulation de plus en plus forte » du virus chez les personnes âgées, plus à risque de développer une forme grave de la maladie. Le taux de nouveaux cas a été « multiplié par quatre depuis mi-août » chez les 75 ans et plus, atteignant 55,4 pour 100.000 habitants, et par trois chez les 65-74 ans, à 44,5 pour 100.000, a observé Sophie Vaux. « Ce sont des chiffres qui nous inquiètent parce que ça laisse présager qu’on va avoir une poursuite des hospitalisations, des admissions en réanimation et possiblement des décès » dans les semaines à venir, a-t-elle expliqué.

Prudence face aux chiffres

Au total, 66.671 nouveaux cas confirmés d’infection au Sars-CoV-2 ont été détectés la semaine dernière, en hausse de 8 %. Cette progression était déjà de 8 % la semaine précédente, mais était nettement supérieure fin août et début septembre, avec des augmentations du nombre de cas allant de 20 % à 57 %.

Il est toutefois trop tôt pour y voir un signe de ralentissement car, « étant donné l’allongement des délais de consolidation des données et une saturation des capacités de diagnostic, on suspecte que ce nombre de cas soit sous-estimé », a prévenu Sophie Vaux. « On aimerait tous annoncer une stabilisation, mais c’est beaucoup trop tôt pour en parler, on n’est pas du tout sûr que ça soit le cas », a-t-elle insisté.

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