Coronavirus : Olivier Véran annonce des mesures à Lyon et Nice et de nouvelles consignes pour les écoles – Le Monde

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Olivier Véran lors de sa conférence de presse depuis son ministère de la santé à Paris, jeudi 17 septembre.

Le ministre de la santé Olivier Véran a défendu, jeudi 17 septembre, la stratégie du gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 : prendre des mesures locales, prioriser l’accès aux tests et adapter les restrictions pour les enfants à l’école.

Lors d’une conférence de presse appelée à devenir hebdomadaire, le ministre de la santé a présenté la situation sanitaire, avec une épidémie « à nouveau très active » sur le territoire. Il a annoncé que 53 départements ont désormais dépassé le seuil d’alerte. « Aujourd’hui, tous les indicateurs montrent une progression de l’épidémie, » a listé le ministre.

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Il a également prévenu que la « circulation active » et rapide du virus chez les 15-45 ans avait une conséquence directe sur les plus de 65 ans, « les plus fragiles face au Covid-19 ». Il appelle ainsi les personnes âgées à « se protéger encore davantage » et « réduire encore le nombre de personnes que vous voyez chaque jour ».

Jeudi soir, les derniers chiffres des autorités sanitaires ont fait état de 10 593 nouveaux cas diagnostiqués en 24 heures, un chiffre indédit depuis le début de l’épidémie. Le nombre de nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours s’est élevé à 3 223, contre 2 976 mercredi, et le nombre d’admissions en réanimation à 535, contre 508 la veille.

  • Des prochaines mesures pour Lyon et Nice

Le gouvernement a demandé aux préfets du Rhone et des Alpes-Maritimes de présenter de nouvelles mesures locales « pour enrayer la circulation du virus et limiter son impact sur le système sanitaire », a annoncé Olivier Véran. « Les maires de Nice et de Lyon ont d’ailleurs déjà commencé à prendre des mesures par anticipation, » a-t-il reconnu.

A Nice et Lyon, le taux d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) a atteint respectivement 200 – soit « quatre fois la cote d’alerte » – et 150. En PACA, le haut nombre de personnes en réanimations inquiéte également le ministre. 

Par ailleurs, « si la situation sanitaire ne s’améliore pas » à Marseille et en Guadeloupe, où des mesures ont déjà été adoptées selon le même processus, « il faudra sans doute prendre des mesures encore plus fortes », a prévenu M. Véran, citant « la possible fermeture des bars » ou « l’interdiction des rassemblements publics ». Celles-ci seront « naturellement décidées au niveau local », a précisé le ministre.

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Dans d’autres villes, « à Lille, Toulouse, Rennes, Dijon et Paris, le taux d’incidence en population générale est élevée, de l’ordre de 3 à 4 fois la cote d’alerte » mais « les seuils critiques ne sont pas encore atteints », a expliqué Olivier Véran. « Nous serons extrêmement attentifs dans ces métropoles ».

  • Des nouvelles consignes pour les écoles et les crèches

Les professionnels des crèches, qui devaient jusqu’à présent porter le masque uniquement en présence des parents, devront désormais le porter aussi avec les enfants, a annoncé Olivier Véran.

Il a également indiqué que, selon les recommandations du Haut conseil de santé publique, les restrictions concernant les contaminations entre enfants allaient être assouplies. « Les enfants, en primaire, en maternelle, en crèche, sont peu susceptibles de se contaminer entre eux et de contaminer les adultes autour d’eux », a-t-il expliqué. « Lorsqu’un enfant est testé positif (…), il doit être isolé sept jours chez lui, mais les autres enfants de sa classe pourront normalement continuer à se rendre à l’école. »

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« Les enfants doivent aller à l’école et il n’y a pas lieu de renvoyer les élèves chez eux, voire de fermer des établissements entiers à la première alerte, » a résumé Olivier Véran.

  • Priorisation des tests pour éviter l’« embouteillage »

Cette semaine, a assuré Olivier Véran, plus de 1,2 millions de tests ont été réalisés en France. Le ministre de la santé a reconnu que cette stratégie « assumée » de tests « à grande échelle », ouverts à tous, « gratuits et sans ordonnance », a provoqué un « embouteillage » un peu partout en France. « Nous sommes – au regard du nombre de tests réalisés chaque jour – confrontés à de réelles difficultés organisationnelles que nous devons résoudre. »

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« C’est la raison pour laquelle nous avons instauré une doctrine de priorisation des tests avec une liste de personnes prioritaires, » a insisté le ministre de la santé : « Les personnes qui disposent d’une prescription médicale sont prioritaires », ainsi que, dans l’ordre, « les personnes symptomatiques, les soignants, les aides à domicile et les cas contacts. » Pour le ministre, il faut également veiller à ne pas élargir outre-mesure les chaînes de transmission : « les cas contact des cas contact ne sont pas des cas contact ».

Olivier Véran a par ailleurs annoncé le déploiement de 20 centre de prélèvements « pour les publics prioritaires » en Île-de-France. « Ces centres seront réservés de 8 heures à 14 heures au public prioritaire et pourront réaliser au moins 500 tests PCR chacun par jour, » a précisé Olivier Véran.

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Il a par ailleurs annoncé que des premières opérations avec des tests antigéniques, plus rapides que les tests PCR, seront menées en Île-de-France, sans donner de date précise. En lien avec son homologue allemande, la France a « passé des premières commandes à hauteur de 5 millions de tests antigéniques » qui doivent être livrés « d’ici à début octobre ».

S’agissant des tests salivaires, le ministre indique « attendre » l’avis de la Haute autorité de santé, qui doit être publié « de façon imminente », pour « déterminer quels publics et dans quelles conditions ces tests salivaires pourraient être réalisés ».

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Le Monde avec AFP

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