Coronavirus : Macron exhorte les entreprises et les salariés à poursuivre leur activité – Le Parisien

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Le front économique aussi. Après avoir déclaré la « guerre » au coronavirus sur le plan sanitaire en ordonnant le confinement des Français chez eux, Emmanuel Macron et le gouvernement mènent aussi un combat pour maintenir à flot l’économie française.

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Deux jours après les annonces de son ministre de l’Economie Bruno Le Maire, qui a validé un plan de relance à 45 milliards d’euros pour faire face à la « récession » qui pointe, le président a exhorté ce jeudi les entreprises et les salariés à poursuivre leur activité « dans le respect des règles de sécurité sanitaire », explique l’Elysée.

A l’occasion d’une visioconférence avec le Premier ministre Edouard Philippe et plusieurs ministres, le chef de l’Etat a appelé à « la responsabilité civique des entreprises pour poursuivre leur activité lorsque cela est possible » et sur « l’importance pour les salariés des entreprises qui se sont mis en conformité avec les règles sanitaires d’aller travailler sur les sites de production », a encore précisé la présidence.

« Assurer la continuité de l’activité »

Cette réunion de travail, intitulée « Task force Économie », rassemble le Premier ministre et les ministres de l’Economie, des Comptes publics, du Travail, de la Transition écologique, et de l’Agriculture et Alimentation. Son objectif devait être d’examiner « les mesures adéquates » à prendre « face aux difficultés que rencontrent d’importants secteurs économiques pour assurer la continuité de l’activité, après le repli de nombreux salariés du secteur privé, dans le secteur de la production et de la distribution, qui appliquent les mesures de confinement », a précisé l’Elysée.

La priorité concerne en particulier les secteurs de l’industrie pharmaceutique, de la chimie ou de l’emballage alimentaire.Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a expliqué mercredi que des effectifs commençaient à manquer dans la grande distribution et les transports, car des salariés craignent pour leur santé, même si les magasins restent bien approvisionnés.

Lors de la réunion, devait également être évoquée la mise en place d’ « une task force administrative opérationnelle pour répondre aux besoins des entreprises : circulation des salariés, application du droit du travail, activité partielle, fiscalité… », selon l’Elysée.

Un appel est également de nouveau lancé par l’exécutif « aux entreprises qui ont des stocks de masques à les remettre en circulation dans le circuit d’approvisionnement administré par l’Etat ».

Pas de droit de retrait, si l’employeur a « pris des mesures barrières »

Des milliers d’entreprises se sont mises à l’arrêt avec le confinement ou ne peuvent fonctionner en raison du droit de retrait exercé par de nombreux salariés. Or le président et le gouvernement veulent faire passer ce message : l’activité économique ne doit pas s’arrêter.Dans la matinée, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait salué les salariés qui vont travailler « avec la boule au ventre » mais estime que le droit de retrait ne s’applique pas, dès lors que l’employeur assure « la sécurité sanitaire qui leur est due ». « Tous les gens dont la fonction ne permet pas de travailler à distance, doivent pouvoir travailler en présentiel, mais ce travail doit se faire en sécurité, elle leur est dû par l’employeur », a fait valoir la secrétaire d’Etat.

Interrogée sur l’exercice du droit de retrait, elle a rappelé que c’est un droit qui s’exerce à titre individuel, « quand le salarié estime que sa vie et sa santé connaissent un danger grave et imminent ». « On n’est pas dans cette situation-là, dès lors que l’employeur met en place les stratégies qui permettent de respecter les mesures barrières », a-t-elle estimé, en rappelant que les partenaires sociaux devaient se mettre d’accord sur des « guides de bonnes pratiques ».

L’inquiétude des syndicats

De leurs côtés, les syndicats ont mis en place des lignes d’appel pour guider les salariés, des mementos et/ou des foires aux questions sur leurs sites internet, faisant le point sur la garde d’enfant, le télétravail, le droit de retrait ou le chômage partiel. Certains salariés estiment qu’ ils ne sont pas assez protégés par leurs employeurs.

Ouvriers du bâtiment, employés de l’agroalimentaire, de la grande distribution, ou dans la logistique, etc : tout le monde ne peut pas se mettre en télétravail. Pour ceux qui doivent impérativement aller au travail une dérogation existe évidemment : il faut pour se rendre sur le lieu de son entreprise avoir l’attestation sur l’honneur et il faut également l’attestation de déplacement professionnel.

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