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Coronavirus: l’Île-de-France monte à 2000 lits de réanimation – Le Figaro

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Après le Grand Est, l’Île-de-France est dans l’œil du cyclone. L’urgence face au flux de patients est d’augmenter le nombre de lits de réanimation: de 1200 le week-end dernier, il est passé à 1500 jeudi et doit atteindre 2000 ce week-end, selon l’ARS Île-de-France, qui coordonne l’organisation. Une véritable course contre la montre, car la région comptait jeudi soir 1350 malades en réanimation COVID+, avec une durée de séjours d’environ 2 semaines, et que l’afflux de malades graves augmente de plus en plus vite.

Trouver des nouveaux lits est un tour de force pour les «bed managers», qui n’a été rendu possible que grâce à la mobilisation de tous les acteurs. «Il n’y a plus de différence entre public et privé. Tous les établissements, gros hôpitaux et petites structures, sont mobilisés», a indiqué Jérôme Salomon, directeur général de la santé.

«En 72 heures, nous avons créé 200 lits de réa supplémentaires en Île-de-France, en mobilisant des salles de réveil où nous avons du matériel qui permet de la ventilation», explique Marie-Sophie Desaulle, présidente de la fédération des hôpitaux privés non lucratifs (Fehap). Ainsi, l’Institut Mutualiste Montsouris est passé de 18 lits de réanimation le week-end dernier à 66, l’hôpital Saint-Joseph de 33 à 66, la Fondation Rothschild de 10 à 39… Et ce malgré des tensions persistantes autour de l’approvisionnement en médicaments, consommables, pompes à perfusions, etc.

Certains sont peut-être déçus de ne pas être appelés, mais on s’appuie en priorité sur les infirmiers et soignants qui ont une expérience du matériel ou de salle de réveil

Marie-Sophie Desaulle, présidente de la fédération des hôpitaux privés non lucratifs (Fehap)

Côté personnel, les équipes sont renforcées par la réserve sanitaire et les volontaires enregistrés sur la plateforme RenfortsCovid. Mais on ne s’improvise pas spécialiste en réanimation. «Certains sont peut-être déçus de ne pas être appelés, mais on s’appuie en priorité sur les infirmiers et soignants qui ont une expérience du matériel ou de salle de réveil», explique Marie-Sophie Desaulle, indiquant que des programmes de formation en deux semaines ont été lancés pour mettre à niveau les infirmières. Histoire de préparer la relève, quand ceux qui sont au front devront se reposer.

Pas de transfert de patients

Cela suffira-t-il? L’inquiétude est tangible à l’AP-HP, où le directeur général Martin Hirsch a tiré la sonnette d’alarme jeudi. Vendredi, Bruno Riou, directeur médical de crise de l’AP-HP, demandait que l’on commence rapidement le transfert de patients franciliens atteints de coronavirus vers d’autres régions, à l’image de ce qui se fait dans le Grand Est. «Il faut qu’on le fasse dès maintenant, le but c’est de retrouver de la disponibilité pour les malades de demain ou d’après-demain», a-t-il alerté.

Pour l’heure, ce n’est pas à l’ordre du jour. «Pour le moment, on ne fait pas de transferts vers d’autres régions pour éviter de les saturer, tant que toutes les capacités franciliennes n’ont pas été entièrement déployées», conclut la Fédération des hôpitaux de France (FHF). Pas question non plus, pour le moment, de recourir à un hôpital de campagne déployé par l’armée.

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