Coronavirus: l’espoir tenace d’un vaccin avant la fin de l’année – BFMTV.COM

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“Nous avons bon espoir”. En collaboration avec l’université britannique d’Oxford, le groupe pharmaceutique AstraZeneca développe actuellement un vaccin contre le Covid-19 dont les résultats des premiers tests s’avèrent prometteurs et qui, en cas de validation de son efficacité, pourrait être mis sur le marché dès la fin de l’année. 

“Nous avons réalisé des études sur l’animal qui se révèlent positives, et nous avons des résultats de phase 1 sur 1000 volontaires au Royaume-Uni qui sont encourageants. Nous saurons si le vaccin fonctionne à la fin des tests de phase 3 à l’automne”, a expliqué ce dimanche sur notre antenne Pascal Soriot, PDG d’AstraZeneca.

400 millions de doses destinées à l’Union européenne

Afin de sécuriser son approvisionnement en vaccins, l’Union européenne, et notamment l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la France, ont signé un accord avec le laboratoire pour garantir jusqu’à 400 millions de doses.

“La raison pour laquelle nous avons bon espoir, c’est que c’est une technologie qui a été développée par l’université d’Oxford, qui a l’un des meilleurs groupes de vaccinologie du monde, et qu’elle a déjà été testée sur le SARS et le MERS”, poursuit Pascal Soriot.

Sans attendre les résultats définitifs des tests et essais cliniques, AstraZeneca s’est déjà lancé dans la fabrication de plusieurs millions de doses qui seront disponibles dès la rentrée.

“On prend des risques financiers car on lance la production sans savoir encore si le vaccin sera efficace, mais on ne prend pas de risques en ce qui concerne la sécurité du vaccin et la santé des patients”, assure le PDG.

Un vaccin vendu au prix de 2 euros la dose

Le groupe pharmaceutique “s’est engagé à ne réaliser aucun bénéfice” sur ce contrat, a précisé dans un communiqué le ministre français de la Santé, Olivier Véran. Une information confirmée ce dimanche par Pascal Soriot qui affirme que la dose sera vendue au prix de 2 euros environ.

“On s’est engagé à ne pas faire de profits, on ne gagne pas d’argent avec ce vaccin”, assure-t-il.

Le laboratoire a en outre promis de “mettre en place une chaîne d’approvisionnement localisée en Europe”, selon le gouvernement français. Les doses “doivent être distribuées à tous les États membres qui veulent participer, en fonction de la taille de leur population”, a expliqué le ministère allemand de la Santé.

“Pour que les vaccins soient disponibles en grand nombre très rapidement après leur éventuelle approbation cette année ou l’année prochaine, les capacités de production doivent être garanties par contrat dès maintenant”, a-t-il fait valoir.

Les négociations “se poursuivront avec d’autres laboratoires pharmaceutiques afin de maximiser les chances de disposer rapidement d’un vaccin en quantité suffisante et au meilleur coût”, a précisé samedi le ministre français. Une centaine de projets sont en cours dans le monde dont une dizaine sont en phase d’essais cliniques.

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