Coronavirus : les forces de l’ordre en première ligne pour faire respecter le confinement – Le Monde

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Quelque 100.000 fonctionnaires des forces de l’ordre et militaires vont être mobilisés dès mardi pour contrôler le respect du confinement.

Quelque 100.000 fonctionnaires des forces de l’ordre et militaires vont être mobilisés dès mardi pour contrôler le respect du confinement. LIONEL BONAVENTURE / AFP

A quoi va ressembler le confinement à la française ? Christophe Castaner avait la lourde tâche, lundi 16 mars, de décliner dans le détail les annonces faites un peu plus tôt par Emmanuel Macron pour lutter contre l’épidémie liée au coronavirus.

Le chef de l’Etat avait posé la philosophie générale lors de son allocution télévisée, imposant à la population des règles plus strictes afin d’inciter les Français à rester chez eux. Deux heures plus tard, le ministre de l’intérieur a pris le relais, s’attelant, lors d’une conférence de presse, à décrire le mécanisme qui s’appliquera afin de faire respecter cette décision à partir du mardi 17 mars à midi.

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Inspiré par les dispositifs italien et espagnol, deux pays qui vivent déjà sous confinement depuis plusieurs jours, le modèle français reposera essentiellement sur le déploiement massif d’effectifs de police et de gendarmerie sur l’ensemble du territoire. Quelque 100 000 fonctionnaires et militaires seront mobilisés, sur les 250 000 membres des forces de sécurité, afin de réaliser des contrôles fixes et mobiles.

Reprenant les propos du président de la République, Christophe Castaner a rappelé les exceptions pour lesquelles les Français sont autorisés à sortir de chez eux : aller au travail, faire des courses, se déplacer pour raison de santé ou pour « motif familial impérieux »… Il sera permis « avec parcimonie » d’aller se dégourdir les jambes ou de promener son chien, mais à condition de ne pas se réunir avec d’autres personnes. « On pourra prendre l’air oui, mais certainement pas jouer un match de foot », a résumé le ministre. Les parents séparés pourront également aller chercher leur enfant.

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Pour justifier de leur déplacement, les personnes devront se munir d’un document téléchargeable sur le site du ministère de l’intérieur. Il s’agira d’une attestation sur l’honneur pour expliquer les raisons de son trajet. Les personnes munies d’une carte professionnelle, comme la carte de presse, pourront également faire valoir leur droit à se déplacer. Tout manquement sera sanctionné d’une amende de 38 euros, un montant qui devrait rapidement être réévalué à 135 euros.

Un panneau appelle les gens à restreindre leurs mouvements, à Nice, le 16 mars.

Un panneau appelle les gens à restreindre leurs mouvements, à Nice, le 16 mars. VALERY HACHE / AFP

Ces règles reposeront en partie sur la bonne foi des Français. Christophe Castaner, comme le président avant lui, en a d’ailleurs appelé à la prise de conscience généralisée. « Trop de personnes font encore peu de cas des consignes sanitaires données », a regretté le ministre de l’intérieur. « Il n’y a aucun panache à ne pas appliquer les gestes barrières », a-t-il ajouté à l’adresse de ceux qui bravent les interdictions en invoquant l’esprit de résistance, comme après les attentats de 2015.

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