Coronavirus : l’épidémie s’accélère chez les 20-29 ans en France – Les Échos

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Ce n’est pas une reprise franche, mais la plupart des indicateurs de suivi de l’épidémie de Covid-19 en France sont toujours dans le rouge, selon le dernier bilan hebdomadaire de Santé Publique France publié jeudi soir.

Le nombre de nouveaux cas confirmés continue d’augmenter progressivement, comme c’est le cas depuis la mi-juin, mais de manière encore plus marquée depuis mi-juillet : 7.565 cas ont ainsi été enregistrés pendant la semaine étudiée, du 27 juillet au 2 août. Soit une augmentation de 33 % par rapport à la semaine précédente, qui ne peut pas s’expliquer uniquement par la hausse du nombre de patients testés (+14 %).

Le taux d’incidence, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas rapportés à la population, monte ainsi à 12 cas pour 100.000 habitants dans l’ensemble du pays, contre 9,7 la semaine précédente. La hausse est nettement plus marquée chez les 15-44 ans (et surtout les 20-29 ans) que dans les autres classes d’âge, note l’organisme.

Amélioration en Mayenne

Ce taux monte même à plus de 20 cas pour 100.000 dans 10 départements, contre 2 seulement la semaine précédente. La Mayenne reste le département le plus préoccupant, le seul à être considéré « en vulnérabilité élevée », avec un taux de 48 cas pour 100.000 habitants. C’est toutefois une très nette amélioration par rapport à la semaine précédente (149/100.000).

Le taux d’incidence est ensuite le plus élevé à Paris, atteignant 31 cas pour 100.000 habitants, contre 17,5 la semaine précédente. La capitale est suivie de deux départements limitrophes qui ont enregistré des hausses de même ampleur : la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne (28/100.000). Viennent ensuite la Haute-Savoie (27), les Bouches-du-Rhône (24), le Nord (23), les Hauts-de-Seine (23), l’Essonne (21) et le Val-d’Oise (20),

Outre-mer, Santé Publique France souligne que la Guyane et Mayotte sont toujours concernées par une « circulation du virus à un niveau élevé ». Si les données de Mayotte ne sont pas encore disponibles, celles de Guyane sont cependant rassurantes : le taux d’incidence est tombé à 154/100.000 contre 228/100.000 une semaine plus tôt.

Délai de dépistage de 3,6 jours

Sur le volet du dépistage, l’un des axes de lutte contre l’épidémie, le taux de positivité (la proportion de cas positifs par rapport au nombre de personnes testées) continue aussi d’augmenter à 1,6 % (contre 1,4 % une semaine plus tôt).

Le délai entre l’apparition des symptômes et le dépistage reste, lui, long, même s’il diminue (3,6 jours en moyenne). Seules 20 % des personnes se faisant tester ont présenté des symptômes le jour ou la veille du prélèvement. La majorité (54 %) les présentait 2, 3, voire 4 jours avant le prélèvement, et 23 % à 5, 6 ou 7 jours avant. Le rapport nous apprend aussi que si de plus en plus de personnes asymptomatiques se font tester, leur proportion parmi les cas positifs reste stable (51 %).

Enfin, le nombre de clusters recensé a, lui aussi, nettement augmenté (91 contre 65 la semaine précédente). Une part importante d’entre eux concerne toujours les entreprises, le milieu familial élargi et des rassemblements temporaires lors d’événements publics ou privés.

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