Coronavirus : le nombre de cas augmente en France, et « l’orbite » de l’aéroport de Roissy est soupçonnée – Le Monde

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Le nouveau ministre de la santé, Olivier Véran, a attendu 20 heures pour annoncer le mauvais chiffre du jour : le nombre de cas de patients infectés par le coronavirus sur le territoire national a bondi de dix-huit à trente-huit en vingt-quatre heures. Le ministre, qui assurait la veille devant les journalistes qu’il « n’y a pas d’épidémie en France », indique désormais que « nous sommes préparés à une épidémie ».

Cette dernière concerne désormais plusieurs régions : deux personnes âgées ayant participé à un voyage organisé en Egypte sont en réanimation à Brest et à Dijon ; la famille et un proche d’un cas déjà identifié (un homme de 64 ans rentrant de Lombardie) sont hospitalisés à Annecy, et deux autres cas isolés de personnes ayant aussi séjourné en Italie sont soignés à Montpellier et à l’hôpital Bichat à Paris pour le cas le plus grave.

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« Une chaîne de transmission dans l’Oise »

Mais avec désormais quatorze cas, le foyer le plus important se trouve à Creil et concerne particulièrement la base aérienne. Jeudi, on avait appris qu’un civil de 55 ans y travaillant avait été placé en réanimation au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Amiens après avoir séjourné à l’hôpital de Compiègne sans être initialement diagnostiqué comme porteur du virus SARS-CoV-2. Employé comme chauffeur, il est père de deux enfants et jeune grand-père.

Le ministère de la santé avait également annoncé que le premier mort français du coronavirus était un enseignant de 60 ans exerçant dans un collège proche de Creil. Jeudi soir, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a indiqué que les douze nouveaux cas dans le département étaient sans doute liés aux deux précédents, évoquant « une chaîne de transmission dans l’Oise ». Dans ce cluster (regroupement), deux patients sont jugés dans un état grave et sont suivis à Compiègne et à l’hôpital Tenon à Paris.

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Jeudi 27 février, aucune inquiétude particulière ne transparaissait à l’entrée de la base aérienne 110 de Creil, dans l’Oise. Une journaliste qui avait installé son pied de caméra face à l’enceinte militaire constellée de panneaux « Défense de photographier article R 645-2 du code pénal » a bien été courtoisement priée de remballer son matériel et escortée par un planton jusqu’à sa voiture. « On travaille comme d’habitude. Pour la communication, il faut voir avec le ministère de la santé », indiquait un militaire occupé à résorber le mini-embouteillage provoqué par une panne de portail momentanée.

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