Coronavirus: la descente du plateau de l’épidémie est-elle amorcée en France? – BFMTV.COM

Spread the love

Pour la première fois depuis le début de l’épidémie, la courbe s’inverse. Mercredi soir, Jérôme Salomon a annoncé que le solde de malades hospitalisés avait reculé, avec “513 personnes en moins” par rapport à mardi grâce aux “sorties qui sont nombreuses”. “C’est une première baisse et il faut la saluer”, a-t-il souligné lors de son point presse quotidien. Autre signe encourageant: le solde de cas graves en réanimation continue de diminuer pour le septième jour consécutif. Peut-on dire alors que le pic de épidémique est enfin dépassé en France?

Stabiliser la situation

Depuis plusieurs jours, les experts ont abandonné cette expression consacrée – qui suppose une décroissance rapide du nombre de cas, peu probable actuellement – pour la remplacer par la notion de “plateau”, désignant une stabilisation de l’évolution de la maladie avant une décrue. “On est actuellement sur ce plateau et il va descendre”, confirme le consultant santé de BFMTV, Alain Ducardonnet. 

“On a remarqué qu’en Chine, au bout de trois semaines de confinement, on a commencé à avoir un plateau et ensuite une diminution du nombre de personnes hospitalisées et en réanimation. On est à 4 semaines de confinement en France, donc on va attendre la stabilisation des chiffres puis une décrue”, abonde Fatima Yadani, docteur en microbiologie. Et Alain Ducardonnet d’ajouter: “Quand on regarde chez nos voisins, on constate qu’il faut 5-6 jours pour être vraiment dans une dynamique de descente.” 

Les chiffres sont donc encourageants mais la stabilisation espérée lors d’un plateau ne semble pas encore totalement acquise. Certes, “pour la première fois mercredi, on a eu une baisse des hospitalisations, mais la veille on avait eu un chiffre qui était supérieur à tout ce qu’on avait connu jusqu’à présent”, rappelle prudemment sur BFMTV Jérôme Marty, médecin généraliste et président de l’Union française pour une médecine libre.

“On ne voit pas la descente s’amorcer”

Pour l’heure, la sortie du plateau n’est donc pas encore actée, “on ne voit pas très bien la descente s’amorcer”, selon Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière. “Les patients continuent d’arriver à l’hôpital, même s’ils sont moins nombreux”, souligne-t-il.

Et les services de réanimation, qui comptent 6457 patients, restent en flux tendus avec une capacité d’accueil maximum estimée à 7000 lits au niveau national. 

“Une légère baisse des besoins en réanimation se confirme”, mais “il existe toujours de fortes tensions dans certaines régions”, a insisté mercredi soir le Pr Salomon. Si les chiffres sont encourageants, le plateau de la maladie reste “très haut”, ce qui démontre que l’épidémie est toujours “dynamique”.

Leave a Reply