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Coronavirus en France : que faire en cas de symptômes ? – Le Figaro

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L’inquiétude grandit alors que le troisième cas français de coronavirus a été recensé vendredi 24 janvier à Paris, et que le bilan en Chine de l’épidémie s’est alourdit à 41 morts.

Dans notre pays, les autorités sanitaires multiplient les recommandations.

Des symptômes proches de la grippe

Dénommé 2019-nCov, ce nouveau virus se présente comme une pneumonie et appartient à la famille des coronavirus. D’après le ministère de la Santé, les symptômes décrits évoquent principalement une infection respiratoire aiguë : fièvre, toux, frisson, courbatures, fatigue ou encore maux de tête.

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Des difficultés respiratoires et des anomalies pulmonaires détectables par radio sont également rapportés, ainsi que des formes plus sévères. Ces symptômes communs à d’autres pathologies rendent difficile le diagnostic de ce virus qui continue de muter, selon les autorités chinoises. Un test de dépistage existe cependant. Mis au point en Allemagne, il est d’ores et déjà disponible à Paris et à Lyon, et le sera dans toute la France à partir de la semaine prochaine.

Mesures de précaution

La transmission d’homme à homme se ferait, d’après les premières conclusions, par voies respiratoires, par le contact des mains et par l’échange de salive. Selon les premières observations de certains experts, ce nouvel agent pourrait être moins virulent que le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), un coronavirus à l’origine d’une précédente épidémie, également apparue en Chine, qui avait fait près de 800 morts en 2002-2003. D’après Jean-Claude Manuguerra, chercheur de l’Institut Pasteur interrogé par Le Parisien, ce coronavirus serait moins contagieux que la grippe, car il se logerait plus fréquemment dans «les parties respiratoires profondes».

Les mesures de précaution classiques sont recommandées pour éviter la contamination : se laver les mains régulièrement, utiliser des mouchoirs jetables, tousser dans son coude, éviter les personnes à risque, ou encore de porter un masque chirurgical. Les personnes présentant des symptômes d’état grippal sont encouragées à surveiller leur température.

En cas de doute

Les voyageurs revenant de Chine sont les plus visés par les consignes de précaution. C’est le cas de deux des trois patients français infectés à ce jour. Les personnes présentant des signes cliniques d’infection respiratoire et ayant séjourné dans la ville de Wuhan dans les 14 jours précédant le début des symptômes sont tout particulièrement appelés à «se surveiller».

«Au moindre signe respiratoire ou si on a de la fièvre, il ne faut pas aller aux urgences, il faut appeler le centre 15 qui vient chercher le patient», a déclaré Agnès Buzyn vendredi soir.

Le ministère de la Santé a prévu de communiquer quotidiennement au sujet de l’évolution «de façon à ce que chacun soit bien informé des consignes à suivre», et afin d’éviter la diffusion de fausses informations.

Ne pas se rendre aux urgences

Tous les établissements de santé, ordres professionnels et les professionnels de santé ont reçu les conduites à tenir face à une suspicion de cas de coronavirus 2019-nCoV, a fait savoir Agnès Buzyn. Les autorités sanitaires françaises ont demandé aux professionnels de santé prenant en charge un patient suspect de prendre contact avec le Samu-Centre 15 pour analyse et mise en place des premières mesures de prise en charge.

Le centre 15 vient chercher les gens à domicile et les emmène en hospitalisation, a fait savoir la ministre de la Santé. Afin d’éviter le contact avec les autres patients, les personnes suspectées d’être touchées par le coronavirus ne sont pas placées dans les structures d’accueil des urgences, mais placées à l’isolement avant d’être dirigés vers des hôpitaux dits «de référence». C’est ensuite le Centre national de référence de l’institut Pasteur, basé à Paris et Lyon, qui vérifie si le patient est positif ou négatif.

Il n’existe pour l’heure pas de médicament contre ce coronavirus. La prise en charge consiste à traiter les symptômes. « Il faut attendre que ça passe», confie au Parisien le Pr. Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Pitié-Salpêtrière, à Paris. «Certains ont sûrement eu des formes bénignes sans s’en rendre compte. » Un vaccin pourrait être élaboré d’ici juin.

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