Coronavirus : Edouard Philippe sous le feu roulant des questions des députés à l’Assemblée nationale – Le Monde

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Edouard Philippe en visioconférence avec les députés, à Paris, le 1er avril.

Edouard Philippe en visioconférence avec les députés, à Paris, le 1er avril. THOMAS SAMSON / AFP

En préambule, Richard Ferrand tient à rassurer son monde. « Nous veillerons à ne pas entraver l’action de l’exécutif en ne surmobilisant pas les membres du gouvernement, prévient le président (La République en marche, LRM) de l’Assemblée nationale. Le temps des éventuelles remises en cause, légitime, viendra, mais une fois le plus fort de la crise derrière nous. » Pas question de faire de la mission d’information sur le Covid-19, dont il préside la première réunion au Palais-Bourbon, mercredi 1er avril, un instrument de désordre.

L’instance pourra se transformer en commission d’enquête, aux pouvoirs étendus, mais « dans une deuxième phase », précise-t-il, après la sortie du confinement. « C’est une mission de contrôle et pas de défiance », appuie le président du groupe MoDem, Patrick Mignola. Encadré par son directeur de cabinet adjoint, Thomas Fatome, et le ministre de la santé, Olivier Véran, Edouard Philippe tient à rassurer son monde, lui aussi : « Il est extrêmement utile que le gouvernement puisse être contrôlé par le Parlement. »

« Déconfinement » progressif

Le premier ministre poursuit, en ce mercredi soir, une longue série de séances d’explication sur la stratégie de gestion de la crise sanitaire de la part de l’exécutif. Après avoir tenu une conférence de presse, samedi, il devait s’adresser, jeudi matin, aux représentants de l’opposition à l’occasion d’une vidéoconférence, puis aux téléspectateurs de TF1, quelques heures plus tard, le temps d’une soirée spéciale.

Mais le chef du gouvernement a réservé aux députés la primeur d’une annonce : le « déconfinement » de la population française, invitée à rester chez elle depuis deux semaines pour lutter contre la propagation du coronavirus, et ce au moins jusqu’au 15 avril, pourrait être progressif.

« Il est probable que nous ne nous acheminions pas vers un déconfinement général, en une fois, partout et pour tout le monde », prévient Edouard Philippe, selon qui diverses « hypothèses » prévalent. « Nous avons demandé à plusieurs équipes de travailler sur cette question en étudiant l’opportunité, la faisabilité d’un déconfinement qui serait régionalisé, qui serait sujet à une politique de tests, en fonction, qui sait, de classes d’âge », souligne le locataire de Matignon.

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Face à lui, un mur de députés s’affiche sur l’écran de télévision de la commission des lois de l’Assemblée nationale, où se tient l’audition. Trente et un, précisément, qui interviennent tous à distance, par visioconférence. Huit corraporteurs, tous présidents de commissions permanentes, ont été désignés ; sept d’entre eux appartiennent à la majorité. Mais, tient à préciser l’entourage de Richard Ferrand, sur les vingt-six questions posées, quatorze le sont par des représentants de l’opposition.

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