Coronavirus : Castaner s’en prend aux maires qui veulent rendre les masques obligatoires – Le Figaro

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À Sceaux ou à Royan, le port du masque est désormais obligatoire. Las d’attendre des consignes nationales en la matière, certains maires ont profité du changement de doctrine sanitaire pour rendre les protections du visage obligatoire. D’autres y réfléchissent sérieusement, comme Paris, Cannes ou Nice. Ce qui n’a pas plu à Christophe Castaner.

Auditionné ce jeudi matin par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’épidémie de coronavirus, le ministre de l’Intérieur s’est fait menaçant à l’égard des édiles prenant de tels arrêtés. «Sur les arrêtés de communes qui prévoient le port du masque obligatoire, (…) j’ai demandé aux préfets de prendre langue avec ces maires pour qu’ils retirent leurs arrêtés pendant toute la période du confinement», a recadré Christophe Castaner face aux députés.

«Principes contestables»

L’ancien socialiste s’est ensuite justifié. «C’est à la fois pas cohérent par rapport à l’exigence qu’implique le confinement parce que ça peut laisser penser qu’on peut sortir. Et c’est aussi un sujet d’égalité territoriale parce que certaines communes peuvent avoir les moyens d’équiper l’ensemble de leur population en masque, quand d’autres ne l’auraient pas», a-t-il expliqué. Estimant au passage que «c’est un sujet qui n’est pas médicalement démontré.»

«Ces arrêtés posent des principes pour le moins contestables», a-t-il conclu, rappelant que les gens sont autorisés à sortir de chez eux quand ils respectent l’une des dérogations édictées par le gouvernement. Par exemple à Sceaux, l’arrêté pris par le maire UDI Philippe Laurent «s’appuie sur deux articles du Code général des collectivités territoriales, ainsi que sur le décret du 23 mars 2020 qui précise que, dans cet état d’urgence sanitaire, chacun doit pouvoir lutter contre la pandémie à son niveau.»

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Il a ensuite rappelé le rôle des élus locaux auxquels il les a invités à se cantonner : la nécessité de travailler en coordination avec le ministère quand il y avait constatation d’un «relâchement de la population» quant au confinement, pour durcir les règles.

Par ailleurs, le ministre a annoncé que 9,5 millions de contrôles et 568 000 verbalisations avaient été réalisés depuis le début du confinement.

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