Comment faire grandir l’appétit numérique des PME

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Comment faire grandir l’appétit numérique des PME

La crise sanitaire constitue une situation inédite à laquelle les plans de continuité d’activité traditionnels ne permettaient pas ou peu de répondre. Le confinement a, à ce titre, imposé de mettre en place de véritables plans de survie pour certaines entreprises.

Cette sauvegarde passait notamment par l’adoption de solutions numériques. C’était la première phase. Depuis mars 2020 et le premier confinement, les entreprises, dont les PME, ont cependant traversé plusieurs phases.

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De la survie à la transformation stratégique

Pour nombre d’entre elles, le point de départ en matière de digital a donc consisté à assurer la continuité d’activité. Sans surprise, le télétravail constitue ainsi la tendance forte des premiers mois de crise. C’était le cas par exemple d’un industriel de la région toulousaine, dont l’activité reculait de 92 %.

Pour continuer à opérer, la PME a dû très rapidement s’équiper en matériel et logiciel, pour moderniser ses outils de travail et assurer la continuité business : PC, visioconférence, sécurité, collaboratif, etc. Ce n’était qu’une première étape, comme le rapporte Microsoft, qui accompagne cet industriel. L’accélération numérique parmi les PME, déclenchée par la crise, a également constitué une opportunité.

L’entreprise, bien qu’affectée économiquement, a donc mené dans ce contexte une réflexion stratégique afin de développer de nouvelles offres. Résultat : une transformation. L’industriel a migré d’un mode de distribution physique vers une offre de services, au travers du développement d’une plateforme cloud pour la commercialisation. Ces développements « ont été pour eux un booster de chiffre d’affaires considérable. En l’espace d’un an, ils ont investi massivement dans les technologies cloud et le télétravail. Ils ont en outre refondu totalement leur système de relation client et de comptabilité », détaille Gilles d’Aramon, directeur de l’entité Small, Medium and Corporate Business chez Microsoft France.

Cet industriel n’est pas un cas isolé. Dans l’univers agricole, pas forcément familiarisé avec le travail à distance, une coopérative a dû quant à elle « apprendre le télétravail », mais dans un mode sécurisé. La sécurité est l’autre grande tendance du début de crise. Elle découle directement de l’explosion du télétravail. Globalement, la première phase a donc été celle du maintien de l’activité grâce aux technologies. Elle s’est doublée ensuite d’une phase de transformation, soit par obligation, soit parce que ce chantier était déjà amorcé. C’est cette deuxième étape qui doit permettre aux entreprises de rebondir. Microsoft s’est naturellement positionné sur ce créneau.

Les chefs d’entreprise en première ligne

A cette fin, l’éditeur met notamment en avant les PowerApps pour le développement d’applications métiers en low code, mais aussi ses solutions cloud (Azure, Office 365, etc.), Teams et son progiciel Dynamics pour la relation client. Mais, quelles que soient les technologies déployées, l’enjeu demeure le même pour les TPE/PME – mais aussi les ETI et les grandes entreprises : « c’est la capacité à investir maintenant pour bénéficier de plus d’agilité, se doter de nouveaux services et disposer d’une relation client et collaborateur moderne », estime Gilles d’Aramon.

Le prochain objectif devrait être l’intelligence artificielle, juge le dirigeant de Microsoft. L’éditeur s’efforce ainsi de démocratiser l’accès à ces technologies et à ces compétences. Dans ce cadre, il a lancé plusieurs dispositifs, avec des écoles IA ou des formations en ligne pour les professionnels en reconversion.

La firme de Redmond développe donc sa présence en région auprès des PME, grâce en particulier à ses labs Experiences, quatre au total. Au cours des 12 derniers mois, ces labs enregistraient 10 000 inscriptions. Pour Microsoft, pas de doute donc, la crise a été un véritable accélérateur de transformations. Cela s’explique notamment par une prise de conscience forte parmi les chefs d’entreprise, pour qui la technologie constituerait dorénavant un levier “de survie”, et ce bien au-delà des confinements et des obligations liées à la crise.

« Nous vivons un moment d’inflexion », souligne Gilles d’Aramon, qui observe des changements culturels dans les organisations. Preuve en est, les interlocuteurs de Microsoft dans ces entreprises sont aujourd’hui les dirigeants et non des responsables informatiques. « Leurs besoins touchent toutes les fonctions de l’entreprise. Ce n’est pas juste de l’informatique. Cela justifie que la direction générale s’implique », conclut-il.

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