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Cloud computing : la lourde tendance 2020, le

Les architectures informatiques traditionnelles ne sont plus du tout adaptés à la rigueur du temps réel et donc de l’économie numérique actuelle. Mais même les services cloud – initialement mis en place pour remplacer les anciennes technologies “onsite” par des équivalents en ligne – pourraient ne plus suffire.

« Les clients n’attendent pas seulement un flux continu, sans pause, ils exigent aussi une cohérence dans la manière de fonctionner des applications, où qu’ils soient dans le monde », déclare Declan Morris, conseiller en technologie et ancien DSI de Splunk.

Il prédit que « lorsque nous regarderons en arrière les prochaines années, il n’est pas impossible que ce besoin de faire tourner les serveurs constamment soit pointé comme une des principales limites du SaaS 1.0. »

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Ne pas refléchir  aux limites et capacités des serveurs

Pour Declan Morris, la prochaine étape est le serverless, qui ne nécessite pas de rotation ou de provisionnement des serveurs. Bien sûr, le serverless repose toujours sur des serveurs, mais les développeurs et professionnels IT n’auront pas à réfléchir à leurs limites et capacités. Le serverless est « la suite logique du cloud-native », explique-t-il, remarquant qu’il s’agit du modèle de calcul utilitaire le plus pur qui soit sur de nombreux points.

« Au lieu de devoir gérer la création et la destruction de serveurs ou de conteneurs pour exécuter une série de fonctions, vous n’avez qu’à invoquer ces fonctions spécifiques lorsque c’est nécessaire et [Function as a Service] s’occupe du reste », insiste-t-il.

Une approche serverless est attrayante « en raison de la quantité limitée de personnel et de talents disponibles pour construire, gérer et maintenir la nouvelle génération de systèmes numériques ». L’attrait du serverless augmentera également avec l’ajout de dispositifs IoT.

Avec la maturité vient le progrès

Pour un certain nombre d’organisations, le serverless est toujours un travail en cours, et beaucoup n’en voient pas encore les avantages, d’après un récent sondage. Quatre entreprises sur dix ont adopté le serverless, mais n’en voient pas encore les impacts positifs, comme le montre l’enquête menée auprès de 1 500 cadres par O’Reilly.

En ce qui concerne ceux qui ont commencé il y a moins d’un an, 52 % estiment que leurs efforts sont « majoritairement fructueux » ou mieux. Pour ceux qui ont plus de trois ans d’expérience dans le domaine du serverless, ce chiffre monte à 79 %.

Dans les avantages qui ont été constatés, on trouve la réduction des coûts d’exploitation et la mise à l’échelle automatique – cités par environ 60 % des répondants. La possibilité d’éviter les maintenances de serveur et la réduction des coûts de développement sont également citées comme des avantages majeurs.

Les avantages du serverless

  • réduction des coûts d’exploitation 60 %
  • mise à l’échelle automatique 58 %
  • absence de problèmes liés aux maintenances de serveur 55 %
  • réduction des coûts de développement 32 %
  • augmentation de la productivité des développeurs, et donc augmentation de la valeur de l’entreprise 30 %

Source : O’Reilly

La formation du personnel est le principal défi, cité par 44 % des répondants. « C’est logique : le serverless étant relativement récent, il est difficile de trouver une formation officielle, il faut produire une documentation spécifique et il est difficile de trouver des études de cas dont on peut tirer des leçons », indiquent les auteurs du sondage, Roger Magoulas et Chris Guzikowski.

Un autre défi, cité par environ 30 % des répondants, est le verrouillage des fournisseurs. « Ecrire du code pour une plateforme de fournisseur ne la rend pas amovible ou simple à déplacer ailleurs », affirment les chercheurs. « Parce que le serverless est un domaine naissant, il semble que le marché attend de voir ce qui va se passer en ce qui concerne la question de la portabilité entre les fournisseurs. »

L’intégration est également un défi de premier plan pour le serverless, comme l’ont indiqué 30 % des répondants. « Les tests sont plus complexes et demandent plus de travail pour les architectures serverless, avec plus de scénarios à traiter et différents types de dépendances – latence, démarrage, mocks – ce qui change le paysage de l’intégration », affirment les auteurs.

Ce qui est intéressant, c’est que les coûts inattendus qui découlent de l’utilisation du serverless représentent un obstacle, au même niveau que la réduction des coûts représente un avantage. Ce paradoxe met en évidence les espoirs que peuvent porter le serverless, et justifier commercialement son adoption. Le risque survient plus tard, avec les coûts potentiels d’une fuite.

Les défis du serverless

  • formation du personnel actuel 48 %
  • verrouillage des fournisseurs 32 %
  • difficulté des tests d’intégration/débogage 29 %
  • coûts imprévisibles/variables 25 %
  • sécurité 21 %

Source : O’Reilly

Sans surprise, ce sont les éditeurs de logiciel et les entreprises technologiques qui ouvrent la voie avec des implémentations serverless, suivis par la finance et la banque.

Chez O’Reilly, le serverless et le DevOps sont considérés comme une fusion naturelle : « Nous ne sommes pas étonnés que ce soient les équipes de DevOps qui soient les premiers à répondre pour la gestion des implémentations serverless. Le déploiement des services conteneurisés sur des architectures serverless et l’orchestration de ces services avec Kubernetes existent déjà dans les pratiques DevOps. »

Source : ZDNet.com

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