Cinq ans après l’accord de Paris, un sommet virtuel pour relancer la bataille pour le climat – Le Monde

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Vue sur un champ d’éoliennes depuis le ferry « Regina Baltica », en mer du Nord.

Les habitués des négociations climatiques évoquent régulièrement « l’esprit de Paris ». Ce moment de grâce où la coopération, la confiance et un « alignement des planètes », pour reprendre les mots de Laurent Fabius, ancien ministre des affaires étrangères et président de la COP21, permirent l’adoption de l’accord de Paris sur le climat le 12 décembre 2015. Un moment historique, aussi, car donnant naissance au premier traité international visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Cinq ans plus tard jour pour jour, samedi 12 décembre, les Nations unies, le Royaume-Uni et la France organisent un sommet (virtuel) de l’ambition climatique afin de célébrer cet accord et montrer que son esprit n’est pas mort. L’événement est également l’occasion d’exhorter les gouvernements à redoubler leurs efforts alors que le monde se dirige toujours vers un réchauffement de 3,5 °C à 4 °C. Une cérémonie d’autant plus nécessaire qu’elle est le seul événement de haut niveau sur le climat cette année, la conférence mondiale annuelle sur le climat (la COP26) ayant été repoussée du fait de la pandémie.

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La journée, organisée en visioconférence, débutera par des interventions d’Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, puis des dirigeants du Royaume-Uni – qui préside la COP26 – et de la France, Boris Johnson et Emmanuel Macron, ainsi que de ceux du Chili et de l’Italie, partenaires de l’événement. Suivront les prises de parole, préalablement enregistrées, de près de 80 chefs d’Etat et de gouvernement.

Seuls seront autorisés à s’exprimer les pays dont les annonces « seront à la hauteur de l’ambition que nous [les trois organisateurs] avons fixée », indique l’Elysée, qui précise que « ces annonces seront soit inédites, soit déjà faites au cours de l’année ». Six des dix principaux pays pollueurs seront représentés : la Chine, l’Inde, l’Union européenne, le Canada, le Japon, ainsi que les Etats-Unis par le biais de deux gouverneurs américains. Le Brésil, l’Australie, l’Indonésie ou le Mexique n’ont pas été retenus.

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Selon l’Elysée, une trentaine de pays devraient s’engager à atteindre un objectif de neutralité carbone au milieu du siècle et plus d’une cinquantaine à relever leurs plans climatiques à court terme (le plus souvent 2030). Le sommet pourrait, en outre, déboucher sur des promesses d’augmenter les financements climat et d’améliorer l’adaptation au changement climatique. Ces discours seront ponctués d’allocutions de représentants d’entreprises et de la société civile, notamment issus de la jeunesse et des populations autochtones.

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