Chloroquine: Surgisphere, cette entreprise fantôme au cœur du scandale du Lancet – Le Figaro

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ENQUÊTE – Cette start-up américaine est soupçonnée d’avoir fourni des jeux de données entièrement falsifiées à plusieurs équipes. Une fraude aussi grossière porterait un coup terrible au monde de l’édition scientifique.

Un plaquette d’hydroxychloroquine. Ce médicament était accusé, selon le Lancet, d’augmenter le nombre de décès du Covid-19.
Un plaquette d’hydroxychloroquine. Ce médicament était accusé, selon le Lancet, d’augmenter le nombre de décès du Covid-19. NARINDER NANU/AFP

Comment une petite start-up américaine, Surgisphere, a-t-elle pu avoir un impact aussi grand sur la santé publique mondiale? Du jour au lendemain, elle a fait changer des politiques sanitaires dans de nombreux pays, dont la France, et entraîné la suspension du plus grand essai clinique sur le Covid-19 par l’OMS. Le tout avec des données sur lesquelles les accusations de fraude deviennent de plus en plus flagrantes, mettant désormais en doute le sérieux des plus grandes revues scientifiques, dont The Lancet.

Vous ne connaissiez pas Surgisphere? C’est normal. L’entreprise était totalement inconnue du grand public et des spécialistes il y a encore quelques semaines. Mais tout a basculé avec la publication le 22 mai dans la prestigieuse revue The Lancet d’une étude se basant sur les données que Surgisphere dit avoir collectées dans des centaines d’hôpitaux dans le monde, sur des dizaines de milliers de malades. Les résultats ont eu un retentissement planétaire: non seulement l’hydroxychloroquine

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