Cette technologie innovante promet du lithium durable pour nos batteries !

Pour faire face à une demande mondiale en lithium multipliée par 40 d’ici 2040, GeoLith a développé un procédé d’extraction innovant qui permet de réduire l’impact environnemental des technologies traditionnelles d’extraction.

La demande en lithiumlithium suit une croissance exponentielle depuis quelques années. La raison : l’usage pour les appareils électroniques et, surtout, l’augmentation de la production des batteries des véhicules électriques. « Quand on est dans les environs du gramme de lithium pour un téléphone, une dizaine de grammes pour un ordinateur, il faut quelques dizaines de kilos pour une voiture électrique, ce qui explique que la croissance de la demande est de l’ordre de 20 à 30 % par an » explique Jean-Philippe Gibaud, fondateur et président de GeoLith.

Fondée il y a huit ans, l’entreprise a développé une technologie pour extraire le lithium présent dans les saumuressaumures de géothermiegéothermie profonde présentes en Europe. Sa technologie innovante Li-Capt®, intégrée dans des filtres, capture le lithium avec une grande sélectivité et une efficacité de l’ordre de 90 %, contre 50 % en moyenne pour les procédés d’extraction traditionnels.

Produire du lithium pour deux millions de véhicules électriques

Après avoir validé la technologie et procédé à des essais pilotes, GeoLith, en tant que lauréat du programme French Tech 2030, a bénéficié du financement 1ère Usine de BPI France pour la constructionconstruction de son site industriel en Alsace. Cette unité d’une dizaine de milliers de m² à Haguenau va faire passer la production de 2 000 à 36 000 filtres par an pour que les acteurs industriels du secteur fournissent 100 000 tonnes de carbonate de lithium, soit l’équivalent de deux millions de véhicules électriques.

« 100 00 tonnes de carbonate de lithium, c’est 20 % de la production mondiale mais ça sera 3 % en 2030… Cela permettra de subvenir à une partie des besoins d’un pays comme la France et surtout avec les technologies d’extraction directe comme la nôtre, ça ouvre la possibilité de produire quasi partout dans le monde donc d’écarter le risque de pénurie ou de monopole de quelques acteurs », souligne Jean-Philippe Gibaud.

Les technologies d’extraction directe de lithium ont un impact bien moins important sur l’environnement : il est inférieur à 1 tonne de Co2Co2 pour les technologies d’extraction directe comme celle de GeoLith, contre environ 15 tonnes de CO2 en moyenne relâchées par tonne de carbonate de lithium pour le procédé d’extraction des roches dures. En plus des acteurs miniers du triangle du lithium (Chili, Bolivie, Argentine), des eaux de production pétrolières et de la géothermie (avec des réserves importantes dans la Vallée du Rhin), la technologie de GeoLith intéresse aussi le secteur du recyclagerecyclage des batteries. « Surtout qu’il y a toujours autant de lithium dans une batterie en fin de vie, donc quand on sera arrivé à un état stable en véhicules électriques, il suffira de le recycler et plus de le miner » projette Jean-Philippe Gibaud.

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