Ces chercheurs du MIT proposent une nouvelle méthode pour lutter contre les fake news

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Pour les réseaux sociaux, lutter contre la désinformation est devenu une priorité. À l’occasion de l’élection présidentielle américaine, ce sujet était dans toutes les têtes et les plateformes se sont activées pour trouver des solutions. Twitter et Facebook ont notamment décidé d’utiliser un système d’étiquettes qui permet d’informer les utilisateurs lorsqu’ils s’apprêtent à interagir avec une publication jugée contestable, voire fausse.

Des chercheurs du MIT on justement planché sur ces étiquettes de vérification de faits afin de mieux évaluer leur efficacité. Les résultants ont surpris les scientifiques puisqu’ils ont constaté que ces avertissements sont plus efficaces une fois que les internautes ont pris connaissance des titres plutôt qu’avant.

Pas de solution miracle contre la désinformation

Dans le détail, les scientifiques ont mené leur expérience sur un total de 2683 personnes qui ont examiné 18 vrais titres d’informations et 18 fakes news qui avaient été vérifiées par le site spécialisé Snopes.com. Ensuite, les participants ont vu les étiquettes, avant, pendant, ou après la lecture de ces 36 titres.

Le résultat est assez net puisque la mauvaise interprétation d’une information était réduite de 25,3 % lorsque l’utilisateur prenait connaissance de l’étiquette après avoir lu les titres. Cette baisse était plus limitée lorsqu’ils en avaient pris connaissance avant : 5,7 %, ou pendant : 8,6 %.

David Rand, un des auteurs, explique à ce sujet : « En entrant dans le projet, j’avais prévu qu’il serait préférable de donner la correction à l’avance, de sorte que les gens ne croient pas l’information lors de sa lecture. À ma grande surprise, nous avons en fait trouvé l’inverse. Démystifier l’affirmation après qu’ils y ont été exposés était le plus efficace. »

Cette étude représente plutôt une bonne nouvelle dans la lutte contre ce phénomène. Les internautes sont bien confrontés aux fausses nouvelles, mais cela démontre qu’ils sont aussi prêt à les remettre en question et à croire les outils de vérifications de faits.

Pour la suite, les chercheurs estiment que « s’il n’y a pas de solution miracle pour lutter contre la désinformation », les plateformes et les fournisseurs de contenus doivent prendre en compte ces résultats lors de la conception de leurs outils.

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