Ces aurores boréales en Alaska n’étaient pas d’origine naturelle, mais artificielle !

Afin d’étudier la formation des aurores boréales et le comportement des ondes de plasma dans l’ionosphère, des chercheurs ont créé des aurores boréales miniatures dans le ciel au-dessus de l’Alaska. Un phénomène visible jusqu’à 500 kilomètres à la ronde.

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Les habitants de l’Alaska ont pu apercevoir un phénomène inhabituel la semaine dernière, sous la forme d’une petite aurore boréaleaurore boréale très localisée. Il s’agit d’une série d’expériences menées par plusieurs universités américaines en utilisant les transmetteurs radio de l’observatoire Haarp (High Frequency Active Auroral Research Program).

Le Haarp est l’une des sources proposées pour expliquer l’origine du Hum, un bruit mystérieux entendu à travers le monde entier. © Futura

Le Haarp a été construit afin d’étudier les plus hautes stratesstrates de l’atmosphèreatmosphère, à savoir le thermosphèrethermosphère et l’ionosphèreionosphère. L’observatoire utilise un réseau d’antennes phasées, composée de 180 antennes réparties sur 12 à 16 hectares, avec une puissance maximale de 3,6 mégawatts. Du 4 au 8 novembre, plusieurs expériences ont été menées pour créer des luminescences artificielles afin d’étudier les aurores boréales. Les chercheurs ont émis des séries pulsations d’ondes radio à différentes fréquences comprises entre 2,8 et 10 mégahertz.

Une tâche rouge et verte visible à 500 kilomètres à la ronde

Les pulsations durent 30 secondes, pendant lesquelles elles envoient de l’énergieénergie aux gazgaz situés dans l’atmosphère, créant un processus d’ionisationionisation. Pendant les 30 secondes suivantes, lorsque la transmission est coupée, les électronsélectrons se recombinent avec les moléculesmolécules et atomesatomes, ce qui produit une luminescence visible à une altitude située entre 200 et 250 km. Selon la Haarp, le phénomène devait être visible pour les personnes situées à jusqu’à 500 kilomètres de l’observatoire, et ressembler à une légère tâche de couleurcouleur rouge, voire verte.

Malgré la portée extrêmement limitée du phénomène, certains complotistes sur les réseaux sociauxréseaux sociaux n’ont pas hésité à faire le rapprochement avec les aurores boréales aperçues en France la semaine dernière, pourtant d’origine naturelle.

Ce n’est pas la première fois que le Haarp crée une aurore boréale artificielle, puisque la toute première expérience du genre remonte à 2005. En plus d’étudier les mécanismes à l’origine des aurores boréales, les chercheurs espèrent découvrir si certaines ondes de plasma amplifient d’autres ondes à très basse fréquence, et si ces ondes de plasma peuvent être utilisées par les satellites pour détecter et éviter les collisions.

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