“Cela aurait pu être moi”: les habitants sonnés après l’effondrement mortel d’un pont en Haute-Garonne – Nice-Matin

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La priorité est de retrouver le chauffeur du camion également tombé à l’eau, dont la carcasse a, elle, été localisée. Il s’agit d’un “porte-char pour le transport de grue”, soit un gros poids-lourd, selon le maire, Eric Oget.

Le tablier du pont, quasi entièrement effondré et dont la chaussée a été presque coupée en deux, plonge dans dans le fleuve, profond de plus de 20 m et large de 100 à cet endroit.

Pour la commune d’un millier d’habitants, située à une trentaine de km au nord de Toulouse, le pont était “un axe de circulation important”, emprunté notamment par des nombreux piétons pour aller à la station de cars desservant Toulouse, explique le maire.

“Heureusement que le bus du collège est passé 5 mn avant”, s’exclame lui aussi Thomas Ferrandis, un cuisinier de 19 ans qui prenait ce pont “tous les matins pour aller au travail”.

“Ma soeur, qui a 15 ans, a peur que la victime soit une amie à elle”, ajoute-t-il.

La jeune fille était scolarisée en première dans un lycée privé proche, à Montastruc-la-Conseillère. Une cellule psychologique a été ouverte dans l’établissement.

Sa mère a pu être secourue par des témoins, dont deux ont été blessés dans l’opération.

La surcharge parmi les pistes

“C’est l’angoisse ces ponts, il y en a partout dans les villages du coin”, ajoute M. Ferrandis. Dans la région, ces ouvrages suspendus ont été installés sur le Tarn après des inondations en 1930, qui avaient endommagé les ouvrages anciens.

Mais si l’infrastructure était “vieillotte”, selon lui, elle était inspectée régulièrement selon le Conseil départemental en charge de son entretien, avec une “inspection détaillée” en 2017 n’ayant trouvé “aucun problème de structure”, et un dernier contrôle en décembre 2018.

Du coup, les hypothèses vont bon train sur l’origine de l’accident, tandis que des enquêtes judiciaire et administrative ont été ouvertes.

Le pont était interdit aux camions de plus de 19 tonnes, comme le rappelle un panneau à son entrée. Mais on voyait “de temps en temps des camions qui dépassaient probablement” cette limite autorisée, relève le maire, alors que l’hypothèse d’une surcharge figure parmi les pistes retenues par les experts.

Selon le président de la Communauté de communes, Jean-Marc Dumoulin, il est même “fréquent” que “des camions de plus gros tonnage empruntent”, les ponts de la région, bravant l’interdit.

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