Ce drone autonome inédit est capable de se poser sur les navires en mouvement !

Avec son architecture très particulière, le drone Transwing X-P4 est capable de se poser à la verticale sur un navire en mouvement et avec une mer agitée. Une fois en l’air, l’eVTOL se transforme en avion et peut parcourir une grande distance.

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Faire décoller et poser un drone sur un navire en mouvement en pleine mer est un exercice périlleux. C’est d’autant plus le cas, lorsque le drone est autonome. L’aéronef doit pouvoir anticiper les trajectoires et les mouvements du navire et également les effets d’un vent éventuellement fort, pour les compenser et se poser en douceur. C’est justement cette capacité qu’est parvenu à tester avec succès le constructeur Pterodynamics avec son drone Transwing X-P4. Il vient d’être essayé en mer avec l’US Navy sur l’USNS Burlington près des côtes de la Floride, aux États-Unis. Le drone est parvenu à réaliser neuf vols autonomes avec autant de phases de décollage et atterrissage sur la plateforme du navire. Avant ces essais en mer, lors des différents tests de ce prototype, des évolutions par vent fort ont été réalisées, notamment sur un camion en mouvement.

L’appareil est de type eVTOL, mais son architecture est très différente de ce que l’on peut voir sur d’autres aéronefs. L’arrière est doté d’un empennage en V et les deux ailes – lorsqu’elles sont déployées – le transforment en un véritable avion doté de quatre moteurs. Pour basculer en mode décollage-atterrissage, grâce à une poutre qui les soutient, les deux ailes pivotent et se replient vers l’arrière pour s’aligner dans le sens du fuselage. Les moteurs se retrouvent donc pointés vers le haut et l’extrémité de leur carénage sert de pied d’atterrissage.

Vidéo de présentation du drone lors de ses essais en mer sur un navire de l’US Navy. © Pterodynamics

D’autres drones plus gros prévus

Au final, le drone Transwing X-P4 est assez compact au sol, mais il dispose d’une grande envergure en croisière. Autrement dit, il cumule les avantages, sans les inconvénients habituels des VTOL. Cette bonne portance lui délivre une bonne autonomie, ce qui est rare. Du côté des caractéristiques, l’envergure de l’appareil est de quatre mètres et il est capable de transporter une charge utile de près de sept kilos. Sa masse maximale est de 38 kilos et son rayon d’action couvre 111 kilomètres. Une distance qu’il peut parcourir en une heure. Sa vitesse de pointe est de 185 km/h.

Mais Pterodynamics ne compte pas s’arrêter au X-P4. Le constructeur voit plus grand avec un XP-5 doté d’une envergure de 6,7 mètres et capable de porter sur une distance de 925 kilos une charge utile de 23 kilos. Pour obtenir une telle autonomie, l’entreprise évoque une motorisation hybride. Encore plus gros, le X-P6 aura 9,1 mètres d’envergure pour emporter jusqu’à 100 kilos de charge avec une autonomie de 1 575 kilomètres. Pour l’US Navy, ce type de drone pourrait servir à remplacer un hélicoptère pour assurer les opérations de logistique afin de livrer du fret pour un navire en mer. La Marine française teste aussi des drones capables de réaliser le même type d’opération, mais le prototype qui a réalisé ces évolutions sur un navire avec une mer agitée est basé sur une cellule d’hélicoptère.

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