CARTE – Le point sur le coronavirus en Occitanie : 6 nouveaux cas ce vendredi soir – France 3 Régions

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L’ARS (Agence régionale de santé) Occitanie annonce ce vendredi soir 6 nouveaux cas de coronavirus dans la région portant à 26 le nombre de personnes touchées par le Covid 19.
Les nouveaux cas ce vendredi soir concernent le Tarn avec les deux premiers cas, la Haute-Garonne avec un cas supplémentaire.
Un nouveau cas est également annoncé dans le Gard et un autre dans l’Hérault.Dans le Tarn, c’est un couple de personnes âgées de 72 et 73 ans qui est touché. Ils sont domiciliés près d’Albi et  ont vraisemblablement été contaminés lors d’un voyage en Egypte. Ils sont pris en charge au centre hospitalier d’Albi.

En Haute-Garonne, un nouveau cas est confirmé ce vendredi soir : une femme de 66 ans.

Le nouveau cas confirmé dans le Gard concerne une femme de 70 ans domciliée au nord ouest du département. Elle est prise en charge par le CHU de Nîmes.

Dans le département de l’Hérault deux nouveaux cas sont confirmés ce vendredi. Des personnes domiciliées près de Montpellier dont une jeune femme de 27 ans. Elle travaille dans un établissement de santé privé de l’agglomération montpelliéraine. L’ARS précise que les mesures nécessaires sont mises en place avec cet établissement “conformément aux recommandations nationales”.
La deuxième personne est un homme de 70 ans de retour d’un voyage en Egypte.
 

Plusieurs manifestations sportives ont été annulées ou reportées dans la région pour éviter la propagation du coronavirus.

Le covid 19 a aussi des conséquences sur la campagne électorale. Une candidate aux élections municipales à Toulouse, Nadia Pellefigue, a décidé d’annuler son meeting par précaution.
 

Vendredi dans la journée avant ce nouveau point de situation, le directeur de l’ARS répondait aux questions de France 3 Occitanie.

France 3 Occitanie : Quelle est la situation en Occitanie ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : Nous avons une situation très évolutive. Ce vendredi matin nous avons 20 cas confirmés qui correspondent à 10 regroupements familiaux, dans 6 départements avec une accélération dans les dernières heures. Nous avions principalement jusqu’à présent des regroupements dans l’Hérault et dans le Gard mais l’ouest de la région commence à être concerné avec la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne, l’Aveyron et le Lot. Nous sommes dans une phase où nous essayons de retarder la propagation du virus avec notamment le système hospitalier qui est en première ligne. Les équipes de l’Agence régionale de santé (ARS) et celle de France Santé font tous les jours des enquêtes épidémiologiques à partir des cas confirmés afin d’identifier tous les contacts de ces patients. Ce sont des informations très importantes pour retarder la propagation.
 
 

France 3 Occitanie : Pourquoi vouloir retarder la propagation ?Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : Nous souhaitons la retarder afin de gagner du temps et préparer le système de santé à la phase épidémique qui va venir. Pour essayer également d’éloigner le plus possible cette phase d’épidémie  de celle de la grippe aujourd’hui en cours. C’est très important d’agir dans ce sens. En phase épidémique nous aurons un rôle très différent en matière de prise en charge de la situation. Avec un rôle très important de la médecine de ville et de la médecine libérale.  80% des personnes touchées présenteront des symptômes sans caractère de gravité. En revanche, entre 15 à 20 % des personnes auront une situation plus difficile, parfois critique. Il faudra réserver le secteur hospitalier pour ces personnes-là.

France 3 Occitanie : Quel est l’état de santé des 20 personnes contaminées en Occitanie ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : Elles n’ont pas de caractère de gravité sauf pour une personne qui est dans un service de réanimation. 

France 3 Occitanie : Plusieurs cas arrivent d’un seul coup, comme dans le Tarn-et-Garonne. Comment l’expliquer ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : C’est ce que l’on nomme les regroupements familiaux, c’est-à-dire des gens qui sont dans un groupe. Les premiers cas en Occitanie revenaient pour la plupart d’un séjour en Italie. Désormais nous avons des personnes qui sont passés par l’Oise, qui ont participé au rassemblement religieux en Alsace ou qui sont revenues d’un voyage en Egypte.
 

 Pierre Ricordeau, directeur de l'Agence régionale de santé d'Occitanie / © FTV

Pierre Ricordeau, directeur de l’Agence régionale de santé d’Occitanie / © FTV

France 3 Occitanie : Pour les cas de Béziers ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : Ils sont pris en charge. L’enquête épidémiologique est lancée. La personne travaillant à la mairie de Béziers a eu très peu de contacts. Son état de santé est satisfaisant. Nous sommes assez confiants dans la gestion de ce cas. Mais je voudrais insister sur le fait que durant cette période pré-épidémique, chacun à un rôle à jouer pour limiter ou retarder la propagation. Je rappelle les gestes barrières. Utiliser des mouchoirs uniques, se moucher dans le coude, ne pas serrer la main et surtout se laver les mains très régulièrement, toutes les heures. C’est vraiment des gestes très efficaces. C’est pour cela que toutes les personnes d’Occitanie doivent les appliquer.
 

France 3 Occitanie : Des établissements sont particulièrement sensibles comme les EHPAD. Sont-ils prêts ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : Nous sommes en contact avec eux. Ils appliquent déjà depuis longtemps les recommandations. Il faut limiter les visites. Il faut notamment penser aux jeunes enfants qui ne sont pas à même de réaliser les « gestes barrières » et limiter leurs venues dans ces établissements. Lorsque nous rentrerons dans une période épidémique les recommandations seront beaucoup plus strictes pour accéder aux établissements. Il est clair que les personnes vulnérables, c’est-à-dire celle dans les EHPAD, les femmes enceintes ou celles immuno-déprimées, doivent essayer de limiter les contacts ou de façon le plus sécurisé possible.
 

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