CARTE. L’alcool et les Français : quelles sont les habitudes régionales ? – Ouest-France éditions locales

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Selon une étude de Santé Publique France, les Français consomment toujours moins d’alcool depuis les années 60. Toutefois, l’Hexagone se trouve au sixième rang du classement des plus gros consommateurs d’alcool parmi les 34 pays de l’OCDE. Suivant la région française où l’on se trouve, les modes de consommations et les habitudes ne sont pas les mêmes.

Des amis trinquent avec des boissons alcoolisées (photo d’Illustration). | OUEST FRANCE/JOËL LE GALL

  • Des amis trinquent avec des boissons alcoolisées (photo d’Illustration).
    Des amis trinquent avec des boissons alcoolisées (photo d’Illustration). | OUEST FRANCE/JOËL LE GALL
Où en sont les Français avec l’alcool ? C’est à cette question que Santé Publique France a décidé de s’intéresser dans une étude publiée ce mardi 13 janvier.

En 2017, la consommation d’alcool en France diminuait encore. Une tendance amorcée depuis les années 60, du fait d’une baisse continue de la consommation quotidienne de vin. Cependant, l’Hexagone fait partie des plus gros consommateurs au monde. Sur les 34 pays de l’OCDE, elle se classe en sixième position.

L’Occitanie consomme plus fréquemment de l’alcool au quotidien

Santé Publique France détaille qu’en 2017, 10 % de la population âgée de 18 à 75 ans en France consommait de l’alcool quotidiennement. Une statistique standardisée sur le sexe, et croisé par l’âge pour 100 habitants.

Les taux de consommation quotidienne par région varient entre 7,1 et 12,6 %. Les différences s’observent sur la carte ci-dessous :

Ainsi, 12,6 % des Occitans buvaient de l’alcool au quotidien en 2017, faisant de l’Occitanie la région consommant le plus tous les jours. Puis viennent la Nouvelle-Aquitaine (12,3 %) et les Hauts-de-France (11,5 %).

Dans l’Ouest, la Bretagne se distingue elle aussi. 10,3 % des Bretons consommaient de l’alcool quotidiennement. C’est deux points de plus que chez leurs voisins ligériens (8,1 %) et normands (7,9 %).

En Bretagne, le « binge drinking » est élevé

L’étude expliquait que beaucoup de Français optent pour une consommation ponctuelle importante mensuelle d’alcool (6 verres ou plus lors d’une occasion). Elle variait selon les régions françaises de 13,9 % en Île-de-France à 20,5 % en Bretagne. La moyenne nationale était de 16,2 %.

Depuis 2005, cette consommation très spécifique, qui correspond au « binge drinking » anglo-saxon, a particulièrement augmenté en Bretagne, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Normandie ou en Île-de-France.

« Ces données confirment les tendances observées en Europe »« les comportements tendent à s’uniformiser », pointe l’étude. Il existe en France deux modèles culturels de consommation d’alcool : « Un modèle latin d’usage régulier d’alcool opposé à un modèle nordique et anglo-saxon de consommations moins fréquentes mais plus importantes ».

Bières, vin, alcool fort… les préférences régionales varient

De plus, les préférences suivant le type d’alcool changeaient fortement d’une région à l’autre en 2017. Pour établir ce constat, Santé Publique France s’est attardée sur la consommation française hebdomadaire par type d’alcool.

Voici la consommation hebdomadaire de bière :

Voici la consommation hebdomadaire de vin :

Voici la consommation hebdomadaire d’alcool fort :

Au regard des données cartographiées, la Bretagne le nord et l’est de la métropole étaient davantage concernés par la consommation de bière. 23 personnes bretonnes sur 100, âgées entre 18 et 75 ans, consommaient une bière en Bretagne par semaine. Le sud, lui, préférait davantage le vin, où près de 35 % des adultes de la Nouvelle-Aquitaine buvaient un verre par semaine. C’est toutefois près de deux points de moins que la Bretagne. Enfin, si l’Ouest appréciait également les alcools forts, la Martinique (16 %), la Guadeloupe (15,2 %) et la Réunion (14,3%) affichaient des taux de consommation hebdomadaire supérieur au reste des régions de la France métropolitaine.

Une consommation qui n’est pas sans conséquence. Chaque année, environ 41 000 décès attribuables à l’alcool sont recensés, dont 30 000 chez les hommes et 11 000 chez les femmes. Pour rappel, l’alcool doit être consommé avec modération.

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