“Ça sent le Chinois”… : la députée LREM Laetitia Avia accusée de racisme et d’homophobie – Midi Libre

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Dans une enquête publiée par Mediapart, cinq anciens assistants parlementaires de l’élue parisienne l’accusent d’infliger des humiliations régulières à son équipe de travail. Laetitia Avia a annoncé mardi 12 mai son intention de porter plainte pour diffamation.

La députée LREM Laetitia Avia a annoncé, mardi 12 mai, son intention de porter plainte pour diffamation peu après la publication par Mediapart d’une enquête dans laquelle d’anciens collaborateurs l’accusent de racisme, de sexisme, d’humiliations et de harcèlement moral. Elle dénonce un “tableau mensonger”.

Certains sont partis, aucun ne s’est jamais plaint de harcèlement. Presque tous m’ont sollicitée après leur départ, pour me demander des conseils, des recommandations, ou simplement me donner de leurs nouvelles – bien loin du tableau mensonger dépeint par l’article de Médiapart.

— Laetitia Avia (@LaetitiaAvia) May 12, 2020

Tu es un faux Chinois, tu ne maîtrises pas Mac

Dans cet article, rapporte France Info, d’anciens collaborateurs racontent des “humiliations à répétition”. “Ça sent le chinois”, “tu es un faux Chinois, tu ne maîtrises pas Mac”, a-t-elle écrit à l’un de ses ex-collaborateurs d’origine asiatique, selon le site d’information en ligne.

C’est de la manipulation honteuse

“Des bouts de messages privés ont été tronqués, détournés et décontextualisés. C’est de la manipulation honteuse”, se défend l’élue qui répond également à Mediapart sur le fait d’avoir parlé d'”amendement des PD” dans une conversation écrite avec son équipe. “C’est l’expression qu’utilisait mon ex-collab, lui-même homosexuel, pour désigner cet amendement que j’ai soutenu”, écrit Laetitia Avia, qui affiche un engagement pour les droits des personnes LGBT.

Des pratiques contraires au droit du travail

L’enquête de Mediapart affirme aussi que Laetitia Avia aurait eu des pratiques contraires au droit du travail. Une ancienne assistante affirme avoir travaillé pour l’élue pendant un mois sans être rémunérée, en 2018, puisqu’elle n’a été officiellement embauchée qu’un mois après sa prise de poste. La députée aurait également refusé de payer des congés payés d’une autre salariée embauchée en contrat à durée déterminée.

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