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Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, vient d’annoncer ce jeudi sur Twitter qu’un accord avait été trouvé autour du Brexit quelques heures à peine avant un sommet européen à Bruxelles. Il donne rendez-vous au parlement samedi pour le valider. La sortie du Royaume-Uni est prévue au 31 octobre prochain. 

“Nous avons obtenu un nouveau et grand accord qui nous permettra de reprendre le contrôle – à présent, au tour du parlement de mener le Brexit à bien samedi pour qu’on puisse s’occuper d’autres priorités comme le coût de la vie, le système de santé, les crimes violents et notre environnement”, a-t-il écrit. 

La question nord-irlandaise 

Ce consensus qui s’est pour le moins fait attendre, décroché de haute lutte trois ans après que le peuple britannique s’est exprimé souverainement lors d’un référendum, a été confirmé par Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

Celui-ci a publié la lettre rédigée à l’adresse de Donald Tusk, le président polonais du Conseil européen. Le texte rappelle les deux nœuds gordiens qui ont longtemps fait achopper les négociations et qu’il a fallu trancher pour qu’elles aboutissent: la nature des relations à venir entre le Royaume-Uni et l’Union européenne et surtout la question nord-irlandaise.

“Les négociateurs sont parvenus à s’entendre sur l’idée d’une révision du protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord et sur la révision de la déclaration politique ce jeudi 17 octobre 2019”, peut-on lire dans le texte.

C’est bien le dilemme irlandais qui a le plus contribué à retenir la main de la classe politique de Sa majesté jusqu’à présent. Si la frontière entre l’Eire et l’Ulster sera de faite une interface entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, le rétablissement d’une frontière physique entre ces deux contrées de l’île apparaissait aussi problématique que la possibilité de maintenir une partie des règles des 27 pour l’Irlande du Nord. 

Michel Barnier, négociateur en chef de l’Union européenne, a brièvement détaillé les principes de l’accord lors d’un point presse: “Ce texte permet d’apporter de la sécurité juridique et de la certitude partout, là où le Brexit crée de l’incertitude. Et d’abord, pour les citoyens, les citoyens européens au Royaume-Uni, les citoyens britanniques vivant dans l’un des Etats-membres. Les citoyens resteront notre priorité.”

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