La première ministre britannique avait eu quelques jours pour revoir sa copie après son échec de mardi dernier. Elle a finalement renoncé lundi à présenter une deuxième version du texte négocié à Bruxelles.

Bis repetita non placent. Par peur d’un deuxième désaveu, la Première ministre Theresa May n’a pas présenté aux députés britanniques une version amendée de l’accord de Brexit négocié à Bruxelles, lundi 21 janvier. Theresa May a annoncé qu’elle allait prendre le temps de renégocier avec ses alliés, dont le petit parti irlandais le DUP, avant de revenir à Bruxelles. Voilà où on en est, à deux mois de la date fixée du Brexit 

L’Irlande du Nord au cœur du problème

Le problème irlandais se cristallise sur le “filet de sécurité”, censé empêcher le retour d’une frontière physique entre les deux Irlandes. Ce dispositif, critiqué dans la majorité comme dans l’opposition, prévoit une union douanière entre le Royaume-Uni et l’UE, avec en sus, pour la province britannique d’Irlande du Nord, un alignement sur certaines réglementations européennes en matière sanitaire et de taxes.

Un changement de méthode pour seule concession

Malgré les attentes, Theresa May s’est, pour le reste, contentée d’annoncer un changement de méthode – un gouvernement “plus ouvert et plus inclusif dans la manière d’associer le Parlement”“Le contraire de ce que son gouvernement a fait depuis deux ans et demi”, persifle une journaliste sur Twitter.

Au menu aussi, le maintien des “protections les plus fortes possibles” relatives aux droits des travailleurs et à l’environnement après la sortie de l’Union européenne.

Pas de référendum à l’horizon

Theresa May a répété son refus d’organiser un second référendum ou de repousser la date du Brexit. Elle a en revanche maintenu sur la table le scénario d’un “no deal”, que l’opposition lui demande d’abandonner. Commentaire d’un journaliste du Guardian : “son plan B a pour but de pousser les gens à approuver le plan A.”

Cette attitude a mis hors de lui le leader des travaillistes, Jeremy Corbyn. “La Première ministre est dans un déni total”, a taclé le chef du Labour, qui a réclamé, sans succès, qu’elle explicite les concessions qu’elle souhaite obtenir des dirigeants de l’UE.

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