Brexit : « Les conditions pas réunies » pour un accord entre Londres et Bruxelles – Le Monde

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Leur entretien téléphonique n’aura pas permis de résoudre la crise qui secoue depuis juin 2016, date du référendum en faveur du Brexit, les relations entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne (UE). Lundi 7 décembre, Downing Street et la Commission européenne ont fait savoir dans un communiqué commun que les conditions n’étaient toujours « pas réunies pour finaliser un accord » post-Brexit.

Les négociateurs des deux camps ont pour instruction d’établir la liste des divergences persistantes qui seront discutées en personne dans les prochains jours à Bruxelles. Une formulation qui donne à penser que le premier ministre britannique pourrait s’y rendre pour tenter d’arracher un compromis, alors que le sommet européen de jeudi et vendredi dans la capitale belge est largement considéré comme la date butoir pour un accord.

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Prêts à un « no deal »

Le Brexit s’est formellement produit le 31 janvier dernier mais une période de transition qui en gèle les effets a débuté à cette date pour permettre aux deux parties de s’accorder sur leurs relations futures, notamment commerciales. Elle s’achève le 31 décembre. Passé ce délai, le divorce deviendra réalité, avec ou sans accord. Trois principaux sujets de divergences opposent toujours Londres et Bruxelles ce lundi : l’accès européen aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord, et les garanties exigées à Londres par l’UE en matière de concurrence en échange d’un accès sans tarifs ni quotas à son immense marché.

« Bien qu’un accord soit préférable, nous sommes prêts à partir à des conditions dites australiennes si nous ne pouvons pas trouver de compromis », a pour sa part déclaré la ministre Penny Mordaunt à la Chambre des communes, évoquant un « no deal ». Les relations entre l’UE et l’Australie sont principalement régies par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Des règles synonymes de droits de douane ou de quotas, au risque d’un nouveau choc pour des économies déjà fragilisées par le coronavirus.

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Le Monde avec AFP et Reuters

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