Brexit: Boris Johnson exclut 21 députés de son propre parti conservateur – Le Figaro

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Comme il l’avait promis en début de semaine, le chef du gouvernement a exclu les membres de son parti qui ont voté contre son projet de Brexit et se sont alliés à l’opposition.

C’est une humiliation cuisante que Boris Johnson a vécue mardi 3 septembre alors que 21 députés de son propre Parti conservateur l’ont défié et ont voté avec les élus de l’opposition à la Chambre des communes, après la première défection du député Phillip Lee. Le chef du gouvernement conservateur a été désavoué par une majorité de députés qui ont approuvé une motion leur permettant de prendre le contrôle de l’agenda parlementaire, normalement détenu par le gouvernement.

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Après ce vote, un porte-parole de Downing Street a confirmé leur limogeage: «Le chef de la majorité va discuter avec les parlementaires qui n’ont pas voté comme le gouvernement ce soir, et ils seront privés de leur étiquette.» Cela a été annoncé après qu’Andrea Leadsom, un des membres les plus importants du parti conservateur, a déclaré que les 21 députés pourraient avoir une «seconde chance».

Comme il l’avait promis lundi 2 septembre, Boris Johnson a donc immédiatement exclu du parti les députés de son camp qui ont voté contre son projet de Brexit. Parmi eux, neuf anciens ministres et des personnalités importantes comme: Nicholas Soames, le petit-fils de Winston Churchill et l’ex-ministre des Finances Philip Hammond. David Gauke, ex-secrétaire d’État à la Justice, Dominic Grieve, ancien procureur général, et Kenneth Clarke, ex-ministre dans le gouvernement Cameron ont également été exclus.

Même sentence pour Sam Gyimah, ancien secrétaire parlementaire particulier de David Cameron et Anne Milton, ex-ministre des femmes.

L’ancien candidat à la direction du parti conservateur, Rory Stewart, qui avait annoncé son choix dans une vidéo Twitter, a également été exclu, alors qu’il recevait le prix GQ de l’homme politique de l’année. «La récente «négociation» de l’UE a été une imposture. (…) La prorogation et les purges minent notre démocratie dans la poursuite d’un fantasme mal jugé, mal exécuté et profondément dommageable», a-t-il réagi.

«Le Premier ministre a perdu un vote historique», titrait mercredi matin le Times tandis que leDaily Express (pro-Brexit) déplorait que le Parlement ait «capitulé face à l’UE». La plupart des éditorialistes soulignaient que Boris Johnson a «perdu le contrôle».

Un nouveau bras de fer est donc attendu mercredi au Parlement britannique entre Boris Johnson et les députés qui veulent empêcher un Brexit sans accord. Grâce à cette motion, les opposants à Boris Johnson pourront présenter ce mercredi un texte de loi contraignant le premier ministre à demander à l’Union européenne un nouveau report du Brexit. Cette épreuve de force devrait encourager le premier ministre à appeler à des élections législatives anticipées pour le 14 octobre. Si les élections ont bien lieu, les députés «rebelles» ne pourront plus se représenter sous la même étiquette.

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