Brave abandonne HTTP et se tourne vers le web décentralisé

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Tout le monde connaît l’existence de HTTP, le protocole de communication client-serveur utilisé pour le World Wide Web. La plupart des navigateurs web les plus populaires sont des clients HTTP, afin de proposer à leurs utilisateurs d’accéder à des serveurs qui eux-mêmes contiennent des informations. Toutefois, depuis de nombreux mois, et encore plus au cours des derniers jours la tendance est à la confidentialité sur internet. On a notamment pu observer l’exode des utilisateurs WhatsApp vers Signal, ou encore une nette hausse de la fréquentation du moteur de recherche DuckDuckGo, principal concurrent de Google, qui prône le respect de la confidentialité de ses utilisateurs.

Brave montre l’exemple

Dans cette dynamique, il me semble primordial d’évoquer la dernière innovation mise en place par le navigateur Brave. Comme évoqué plus haut, si vous connaissez très certainement le protocole HTTP et sa version sécurisée HTTPS, connaissez-vous IPFS. Contrairement à HTTP, IPFS est un protocole peer-to-peer qui ne dépend pas de serveurs centralisés. On parle donc dans ce cas de web décentralisé. À ce propos, Kyle Drake, créateur du service d’hébergement Neocities, considère le protocole IPFS comme le remplaçant de HTTP. Kyle Drake déclare : “La manière dont HTTP distribue le contenu est fondamentalement imparfaite, et essayer d’améliorer les performances ou forcer les gens à utiliser des certificats SSL brisés est inutile.”

Pour en revenir à Brave, ce navigateur vient de devenir le premier à intégrer totalement le protocole IPFS, en mettant définitivement de côté HTTP. Le web décentralisé est bien souvent considéré comme une solution d’avenir, et ce concernant plusieurs aspects. Rien qu’au niveau politique, le web décentralisé via le protocole IPFS permet largement de diminuer la censure. Puisque le contenu est quasi impossible à localiser sachant qu’il n’est pas stocké dans un serveur centralisé, les états adeptes de la censure ont bien du mal à imposer leurs lois. Wikipédia qui est certainement l’un des sites les plus censurés au monde utilise déjà le protocole IPFS.

Brave ouvre désormais la voie en espérant que d’autres navigateurs envisagent également de passer ce cap. À ce jour, le navigateur Brave compte plus de 24 millions d’utilisateurs, et ce nombre ne cesse d’évoluer. Rien que depuis le mois de novembre, Brave a gagné 4 millions d’utilisateurs supplémentaires.

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