« Bisous ma caille, merci ! » : le skippeur Kevin Escoffier récupéré par la marine nationale, Jean Le Cam peut reprendre le Vendée Globe – Le Monde

Spread the love
Sur cette photo diffusée par la marine nationale française le 6 décembre, le skippeur français Kevin Escoffier est à bord du « Nivôse ». Il a été secouru au large du cap de Bonne-Espérance.

« Bisous ma caille, merci ! » Cinq jours après avoir été secouru par son compatriote Jean Le Cam (Yes-We-Cam !), le skippeur français Kevin Escoffier (PRB) a été récupéré par la marine nationale française, a annoncé son équipe dimanche 6 décembre.

Lundi, il avait dû abandonner son bateau, victime d’une importante voie d’eau, pour monter dans son radeau de survie alors qu’il naviguait en troisième position, dans les mers du Sud, en direction du cap de Bonne-Espérance. Il avait été récupéré sain et sauf, après onze heures d’attente, par Jean Le Cam dans la nuit de lundi à mardi.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Kevin Escoffier a donc pu quitter le Yes-We-Cam de Jean Le Cam pour embarquer sur le Nivôse, une frégate de la marine nationale, qui le ramènera à terre, à La Réunion. « Le skippeur de PRB s’est d’abord jeté à l’eau avant d’être récupéré à bord d’un semi-rigide de la marine nationale (…), puis a été accueilli par l’équipage du Nivôse », a précisé l’équipe d’Escoffier dans un communiqué. Jean Le Cam a ainsi pu reprendre sa route en solitaire pour ce Vendée Globe.

Lire aussi « C’est un truc de barjot ! » : sur le Vendée Globe, Kevin Escoffier secouru en mer par Jean Le Cam

Depuis samedi, Jean Le Cam et Kevin Escoffier étaient en « contact direct avec le capitaine de vaisseau Frédéric Barbe et le lieutenant de vaisseau Jérémie Lefebvre pour affiner un point de rencontre au milieu de l’océan Indien et effectuer la récupération du skippeur de PRB », a raconté l’équipe de ce dernier.

L’approche de la frégate et de Yes-We-Cam était très compliquée dans la journée de samedi, puis dans la nuit, en raison des conditions météo extrêmes sur la zone : « le Nivôse naviguait en fin d’après-midi hier dans une mer grosse et 40 nœuds de vent », a précisé l’équipe de Kevin Escoffier. C’est finalement au nord de l’île aux Cochons et de l’île de la Possession, par 40° 15’ de latitude Sud et 52° 20’ de longitude Est, que les deux embarcations ont pu opérer le transfert du skippeur.

Cinq abandons

Kevin Escoffier, navigateur très expérimenté âgé de 40 ans, participait pour la première fois au Vendée Globe, à la barre d’un bateau volant mais de première génération, sorti des chantiers il y a tout juste onze ans.

Fort de ses deux courses autour du monde en équipage avec escales (Volvo Ocean Race) dont une victorieuse en 2018, Escoffier s’était assez vite placé dans le groupe de tête et avait pris la troisième place du Vendée Globe pour la première fois dans la nuit de dimanche à lundi.

Après l’abandon samedi de l’Anglaise Samantha Davies, il reste 28 bateaux en course dans ce tour du monde mené par Charlie Dalin (Apivia), qui a encore creusé l’écart. La descente de l’Atlantique a déjà fait pas mal de dégâts, notamment chez les bateaux « dernière génération » équipés de foils (grands appendices latéraux), avec les abandons de Nicolas Troussel (Corum-L’Epargne), Alex Thomson (Hugo-Boss), Kevin Escoffier (PRB) et Sébastien Simon (Arkéa-Paprec).

Lire la chronique : Vendée Globe : Escoffier, le roi Jean et Neptune

Le Monde avec AFP

Leave a Reply